L'arrivée des soldats américains à Mauthausen 75 ans après la libération des camps, restent les images. Mais pas seulement celles prises de l'extérieur, il existe quelques clichés réalisés par ceux qui l’ont vécu de l’intérieur mais comment et pourquoi risque-t-on sa vie à faire des photos clandestines dans les camps ? lundi 27 janvier 2020 1943 Varsovie, Pologne. Photo prise par un commandant du Un rapport à ses supérieurs a été présenté lors des procès de Nuremberg comme preuve du terrorisme nazi dans la capitale polonaise. Sur les 3 500 000 juifs que comptait la Pologne en 1939, 90 % furent exterminés. Dès lors, comment se déroula la libération » des camps nazis en Pologne ? Quelle fût la responsabilité des Polonais dans ce crime de masse et celle-ci est-elle clairement reconnue par le gouvernement polonais actuel ? mardi 28 janvier 2020 Simone Veil au camp de concentration de Natzweiler-Struthof en France, le 19 mai 1985. Crédit Gamma-Rapho via Getty Images En sortant des camps il y a 75 ans, les déportés survivants essaient de reconstruire leurs vies tout en ayant le besoin de témoigner sur ce qu'ils ont vécu. Mais est-il encore possible d'être heureux après un tel traumatisme ? Si le corps est libre, l'esprit l'est-il aussi ? mercredi 29 janvier 2020 Staline, leader soviétique fait face au Premier britannique Clement Attlee et son ministre des Affaires étrangers Anthony Eden, lors de la conférence de Potsdam, du 17 juillet au 02 août 1945 Dans le cadre de La Nuit des idées, grand entretien avec Ian Kershaw, historien britannique, biographe d’Hitler et spécialiste de l’Allemagne nazie. jeudi 30 janvier 2020 L'arrivée des soldats américains à Mauthausen 75 ans après la libération des camps, restent les images. Mais pas seulement celles prises de l'extérieur, il existe quelques clichés réalisés par ceux qui l’ont vécu de l’intérieur mais comment et pourquoi risque-t-on sa vie à faire des photos clandestines dans les camps ? lundi 29 juin 2020 1943 Varsovie, Pologne. Photo prise par un commandant du Un rapport à ses supérieurs a été présenté lors des procès de Nuremberg comme preuve du terrorisme nazi dans la capitale polonaise. Sur les 3 500 000 juifs que comptait la Pologne en 1939, 90 % furent exterminés. Dès lors, comment se déroula la libération » des camps nazis en Pologne ? Quelle fût la responsabilité des Polonais dans ce crime de masse et celle-ci est-elle clairement reconnue par le gouvernement polonais actuel ? mardi 30 juin 2020 Simone Veil au camp de concentration de Natzweiler-Struthof en France, le 19 mai 1985. Crédit Gamma-Rapho via Getty Images En sortant des camps il y a 75 ans, les déportés survivants essaient de reconstruire leurs vies tout en ayant le besoin de témoigner sur ce qu'ils ont vécu. Mais est-il encore possible d'être heureux après un tel traumatisme ? Si le corps est libre, l'esprit l'est-il aussi ? mercredi 1 juillet 2020 Staline, leader soviétique fait face au Premier britannique Clement Attlee et son ministre des Affaires étrangers Anthony Eden, lors de la conférence de Potsdam, du 17 juillet au 02 août 1945 Aujourd'hui Xavier Mauduit s'entretient avec Ian Kershaw, historien britannique, biographe d’Hitler et spécialiste de l’Allemagne nazie. jeudi 2 juillet 2020 À propos de la série Il y a 75 ans, le 27 janvier 1945, les troupes soviétiques arrivaient devant les camps d'extermination d'Auschwitz Birkenau. Cet événement, que l’on nomme aujourd’hui souvent libération des camps », signe l’évacuation de 7 000 survivants. C’est aussi… Il y a 75 ans, le 27 janvier 1945, les troupes soviétiques arrivaient devant les camps d'extermination d'Auschwitz Birkenau. Cet événement, que l’on nomme aujourd’hui souvent libération des camps », signe l’évacuation de 7 000 survivants. C’est aussi une prise de conscience mondiale, violente, de la mise en œuvre de l’anéantissement des juifs d’Europe dont les conséquences n’ont pas fini de se révéler. Provenant de l'émission Le Cours de l'histoire, Du lundi au vendredi de 9h à 10h sur France CultureDu lundi au vendredi, le Cours de l'Histoire remet au goût du jour le récit de l'Histoire, réservant un traitement à toutes ses occurrences dans l'espace public comme dans les productions culturelles, tout en restant très attentif à l'actualité de la recherche.
Desmilliers de sites mégalithiques ont été découverts en Europe et dans le bassin méditerranéen. Le plus connu est celui de Stonehenge, au Royaume-Uni. En 2019, le dolmen de Guadalperal, situé en Estrémadure (sud-ouest de l’Espagne), avait fait la une de l’actualité dans la péninsule Ibérique. Ce site, comprenant 140 menhirs
Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliersNus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et centLes Allemands guettaient du haut des miradors La lune se taisait comme vous vous taisiez en regardant au loin, en regardant dehors Votre chair était tendre à leurs chiens policiers Jean FerratLe Dico des citations
Articlessimilaires à Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers 75e anniversaire de la libération des camps (1/4) : Champ contre-champ, les images des camps Page suivante. 1 Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers 75e anniversaire de la libération des camps (4/4) : Ce que le monde doit à l'hiver 1944-1945 . Aujourd'hui Xavier Mauduit s'entretient
Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers, Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés, Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants. Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres. Depuis longtemps, leurs dés avaient été jetés. Dès que la main retombe, il ne reste qu'une ombre. Ils ne devaient jamais plus revoir un fuite monotone et sans hâte du temps, Survivre encore un jour, une heure, obstinément. Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs, Qui n'en finissent pas de distiller l' s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel. Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vishnou. D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel, Ils voulaient simplement ne plus vivre à n'arrivaient pas tous à la fin du voyage. Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux ? Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge, Les veines de leurs bras soient devenues si Allemands guettaient du haut des miradors. La lune se taisait comme vous vous taisiez, En regardant au loin, en regardant dehors. Votre chair était tendre à leurs chiens me dit à présent que ces mots n'ont plus cours, Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour, Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire, Et qu'il ne sert à rien de prendre une qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ? L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été. Je twisterais les mots s'il fallait les twister, Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers, Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés, Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent
Monnaieslocales en langues locales Avec plus d’une centaine de monnaies en usage ou en projet, le phénomène des monnaies locales complémentaires connaît une croissance exceptionnelle en France depuis 2010. Voyons ce qu’elles sont et comment leur nom s’inscrit dans la langue de leur bassin de vie.
On est tous bouleversés par cette chanson qui évoque la plus grande infamie, la plus grande tragédie du XXème siècle les déportations, toutes leurs horreurs, la peur, l'angoisse d'êtres humains qu'on a voués à la mort. La chanson s'ouvre sur l'évocation du nombre des victimes "vingt et cent, des milliers". La gradation met en évidence l'ampleur du massacre. On ne voit plus des êtres humains, mais une masse informe de silhouettes, designées par le pronom "ils", et ces êtres "nus, maigres et tremblants" enfermés dans "des wagons plombés" sont l'image même du désarroi sans défense, humiliés par la nudité et la peur, on les voit "déchirer la nuit de leurs ongles battants". Cette image terrible restitue une sorte de révolte impossible et inutile, puisqu'elle s'acharne sur une ombre, une entité inconnue, et obscure... On a enlevé à ces hommes, devenus "des nombres", toute humanité et toute espérance, car leur destin était fixé par leurs origines mêmes "Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés", expression irrémédiable qui suggère qu'on ne leur a laissé aucune échappatoire... On leur a ôté tout avenir de bonheur, symbolisé par l'été qu'ils ne devaient plus revoir... La description de ces convois de la mort est associée à la fuite monotone du temps, à l'obsession de survivre, malgré tout. Les énumérations restituent une attente interminable et terrible "un jour, une heure, obstinément Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs." Quelques prénoms sont, enfin, cités "Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel", ces êtres nous semblent, alors, d'autant plus proches et familiers, on perçoit une diversité de religions dans les destinataires de leurs prières "Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou.", d'autres ne prient pas, mais tous refusent la soumission qu'on leur a imposée, marquée par une expression imagée et forte, "vivre à genoux..." La mort au bout du chemin pour beaucoup et un désespoir sans fin pour ceux qui en sont revenus, tel était le sort qui leur était réservé... La question posée "ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux ?" suggère une impossibilité irrémédiable. Les veines devenues si bleues sur leur bras, après toutes ces épreuves, soulignent encore les souffrances et les détresses vécues dans les camps. L'évocation des miradors où guettaient les allemands suffit à dessiner le décor lugubre de ces camps la surveillance, la peur permanente, marquée par le silence..."la lune se taisait comme vous vous taisiez", comme si le paysage se mettait à l'unisson de la douleur des déportés.... L'espoir de l'évasion se traduit par le verbe "regarder" répété... le regard porte au loin, dans une envie de fuir ces lieux sinistres, mais la présence des chiens policiers apparaît menaçante dans l'expression contrastée "Votre chair était tendre à leurs chiens policiers." Certains voudraient oublier tous ces événements, les taire, mais le poète affirme la nécessité de dire l'atroce réailté, même à travers une chanson... oui, pour de telles causes, l'engagement est nécessaire, pour éviter l'oubli, car "le sang sèche vite en entrant dans l'histoire". Au poète engagé, les chansons d'amour ne suffisent pas, quoi que puisse dire la foule représentée ici par le pronom "on". Le poète veut crier au monde ce qui s'est passé, il refuse l'oubli et personne ne l'arrêtera "Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ?" La question oratoire montre la force d'une conviction, et le poète est prêt à "twister" les mots pour faire entendre sa voix et perpétuer la mémoire de ces êtres humains, parfois oubliés... Jean Ferrat redonne vie à toutes ces victimes de la barbarie, en employant dans le dernier couplet le pronom "vous", il rappelle à l'humanité ces êtres martyrisés, il semble vouloir, aussi, abolir leur anonymat...
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