🦍 Boucher Un Trou Dans Un Mur En Pisé
Bonjour je souhaiterais percer un trou de 150 de diamètre dans un mur en pisé de 1 mètre d'épaisseur pour passer l'évacuation de ma hotte. Je ne peux pas utiliser de carotteuse car
Texte intégral 1 PICARD — Un Quartier de maisons puniques à Carthage. Revue Archéologique, I, 1958, p. 22. 1L’architecture domestique se distingue, plus que toute autre forme d’architecture sans doute, par sa remarquable aptitude à s’adapter au milieu et notamment à ses particularités climatiques et géologiques. C’est également celle qui s’harmonise le mieux avec les exigences et les possibilités de l’homme ainsi qu’avec sa mentalité et son niveau technique. La Tunisie offre, dans le cadre du thème envisagé pour le colloque, des perspectives de recherche intéressantes car elle présente des diversités régionales assez nettes et porte l’empreinte de civilisations multiples. Différentes sur le plan géographique et plus ou moins fortement marquées par les influences pré-romaines et surtout puniques, les grandes divisions naturelles du pays Tell, steppe, Sahara ont chacune leurs paysages, leurs ressources et leur genre de vie. Cette diversité se reflète en général dans l’habitat et en particulier dans les matériaux et les modes de construction. M. Picard a déjà souligné la surprenante variété qui, à cet égard, caractérise l’Afrique dès l’époque punique1 et qui s’est naturellement prolongée à l’époque romaine. Il ne serait pas dénué d’intérêt de chercher à déterminer la place qu’a pu occuper l’architecture de terre au sein de ces techniques considérablement variées. 2Le sujet est, en apparence, facile à traiter car l’architecture domestique en Tunisie à l’époque romaine dispose, de prime abord, d’une abondante documentation fournie par des dizaines de maisons mises au jour dans des sites célèbres comme Carthage, Utique, Bulla Regia, Dougga, Thuburbo Majus et Thysdrus. L’étude s’avère en fait ardue car beaucoup de ces maisons ont été dégagées au début du siècle, à une époque où seuls les monuments publics, spectaculaires et grandioses, faisaient l’objet de quelque soin tandis que les édifices privés demeuraient encore absents des préoccupations des archéologues. Les maisons, même les plus somptueuses, ne suscitaient l’intérêt que si elles s’ornaient de beaux pavements polychromes à motifs figurés. Les murs n’attiraient l’attention que s’ils étaient revêtus de riches fresques. Les structures de terre mises au jour ne furent donc ni conservées ni même décrites. Soumises aux intempéries et particulièrement fragiles dès que leur gaine protectrice avait disparu, elles ne tardèrent pas à s’effriter et à disparaître sans laisser de trace. Le chercheur se trouve ainsi privé d’une bonne partie de la documentation. 2 L’intérêt ne se situe pas seulement au niveau des archéologues qui se préoccupent de plus en plus d ... 3 Outre les sites pour lesquels nous citerons plus loin les références bibliographiques, on ne trouve ... 3Certes, depuis quelques décennies, la recherche archéologique est de plus en plus attirée par l’habitat sous ses divers aspects plan, aménagement des espaces, distribution et orientation des pièces, programme de décor, modes et matériaux de construction, etc. Certes, l’architecture de terre est l’objet de soins de plus en plus attentifs2 de la part des archéologues mais force est de reconnaître que, non seulement aucune approche approche globale de la question n’a été tentée jusqu’à ce jour, mais aussi que les publications récentes ne donnent, pour la période qui nous intéresse3, que de maigres renseignements souvent vagues et fragmentaires. Les textes anciens ne fournissant pas de données plus abondantes, nous nous trouvons plus ou moins réduits à fonder la présente étude essentiellement sur la documentation, fort heureusement de premier ordre, disponible sur le grand site de Thysdrus El Jem. Mais il est possible d’avoir une première idée de l’importance et de la diffusion de l’architecture de terre en Tunisie à l’époque romaine à travers quelques textes anciens qui fournissent, en outre, des détails intéressants sur ce mode de construction. Les textes anciens 4 VITRUVE. — De Architectera. Il, 3, cité dans LATTRE de. — Revue tunisienne, XVIII, 1911, p. 326 ... 5 Cf. CINTAS P.. — Manuel d’archéologie punique. Paris, 1976, t. Il, p. 79, no 232, qui a écrit ... 4Traitant des briques crues, Vitruve évoque un curieux usage existant à Utique à l’époque romaine et concernant les détails de séchage4. Le magistrat prend soin de visiter les briques et de s’assurer que leur moulage a été fait cinq années auparavant. Ce délai paraît excessivement long et, selon certains archéologues, il ne s’expliquerait que par une erreur de chiffre commise par un copiste ou un traducteur5. De toute façon on peut retenir que, pour avoir fait l’objet d’une réglementation précise et d’un contrôle rigoureux de la part du magistrat, la brique crue a dû être d’un usage courant à Utique et subir un long séchage avant de pouvoir être utilisée sans problèmes. 6 PLINE. – Histoire Naturelle. XXXV, 14-4 48-18 Cf. ci-dessus pp. 29- 32. 5Cette diffusion de l’architecture de terre est, par ailleurs, confirmée par un texte de Pline, très connu et très souvent cité, qui précise que les murs en terre étaient très répandus en Afrique et en Espagne6. 7 C I L Corpus des Inscriptions Latines. — VIII, 14428. 8 Cf. KOLENDO J.. — Le Colonat en Afrique sous le Haut Empire. Paris, 1976, pp. 60-61, p. 66, pp. 7 ... 6Enfin, grâce à une inscription provenant de Gsar Mezouar7 et datée de la fin du IIe s. ap. 181, on sait que des colons d’un saltus de la moyenne Medjerdah ont contesté certaines redevances et corvées que les conductores et l’administration cherchaient à leur imposer. Parmi les affaires litigieuses mentionnées par le document figure l’obligation de fournir la paille et la paille hachée Utilisée pour la confection des briques crues. Les colons étaient même tenus, semble-t-il, de fabriquer les briques8. 7L’archéologie autorise-t-elle à confirmer et à préciser l’ampleur de cette diffusion des techniques de construction en terre que laissent entrevoir les textes anciens ? Limitée et de valeur inégale dans son état actuel, notre documentation permet néanmoins de faire des constatations intéressantes et d’avancer quelques hypothèses. 8On est d’abord frappé de constater qu’il n’existe pas de traces prouvant le recours à un tel mode de construction sur des sites aussi connus que Bulla Regia, Dougga, Althiburos, Mactar et Thuburbo Majus où pourtant de très nombreuses maisons ont été mises au jour avec des murs conservés sur des hauteurs très appréciables. Cette absence nous paraît aisément compréhensible. Nous l’expliquerons plus loin. Essayons auparavant de passer en revue les quelques sites pour lesquels nous disposons de témoignages sur l’usage de l’architecture de terre dans les maisons. Utique et Carthage 9 VILLE G.. — La Maison et la mosaïque de la chasse à Utique. Karthago, XI, p. 25. 10 VILLE G.. — La Maison et la mosaïque de la chasse à Utique. Karthago, XI, p. 29, no 23 bis. 11 LEZINE A.. — Carthage-Utique études d’architecture et d’urbanisme. Paris, 1968, p. 152. 12 LEZINE A.. — Utique note d’archéologie punique. Antiquités africaines, 5, 1971, p. 91. 13 LEZINE A.. — Utique note d’archéologie punique. Antiquités africaines, 5, 1971, p. 90. Ces briq ... 9A Utique les textes et les fouilles convergent pour montrer l’existence et la diffusion des briques crues, surtout au début de l’époque romaine. G. Ville avait noté la présence dans la Maison de la Chasse de briques crues carrées de 0,52 m de côté x 0,10 m de hauteur, faites d’un assez mauvais mélange d’argile et d’un peu de chaux et liées entre elles par un mortier de terre9. Dans l’urbanistique uticéenne, ce mode de construction remonterait, selon l’auteur, à une période antérieure à l’ère chrétienne. La facilité d’approvisionnement en matériaux de meilleure qualité, et en particulier en grès du cap Bon acheminé par bateau, aurait amené la substitution, à une date assez ancienne, de la pierre à la brique crue10. De son côté, A. Lezine avait pu constater que les structures de terre étaient très répandues à Utique dès l’époque punique au IIIe s., elles formaient l’élément essentiel de la composition des murs; au IIe s. les maisons ordinaires comportaient des superstructures en briques crues sur des soubassements en moellons mais les demeures les plus riches étaient bâties en pierre du cap Bon ; au Ier s., sans disparaître, la brique crue ne figurait plus qu’à titre de remplissage dans une ossature de pierre11. L’auteur avait, par ailleurs, écrit A l’époque impériale romaine la brique crue est toujours utilisée mais elle est renforcée dans ces murs extérieurs par des chaînes d’angle ou des piles intermédiaires en pierre taillée »12. Il avait noté, à son tour, la mauvaise qualité des briques qui, manifestement, n’avaient pas dû être examinées par un magistrat bien sévère13. Peu détaillée pour le Haut Empire, la documentation fait totalement défaut pour la période tardive. Néanmoins les quelques points de repère dont on dispose montrent que, même si elle n’est pas aussi répandue qu’à l’époque punique, l’architecture de terre n’a pas pour autant disparu des maisons uticéennes. 14 Pour cette période voir ci-dessus note 3 et FERRON J., PINARD M.. — Un Quartier de maisons pu ... 15 RAKOB F.. — CEDAC II, p. 28. 16 Fouilles exécutées sous la direction de M. Wells, CEDAC I, p. 8. 17 HUMPHREY — Excavation at Carthage 1975 conducted by the University of Michigan. Institut n ... 10A Carthage où la campagne internationale de fouilles continue à battre son plein, il est prématuré de dresser un quelconque bilan. Il est toutefois possible d’affirmer que les témoignages d’utilisation de murs en briques crues sont multiples et ne concernent pas seulement la période punique14. Le professeur F. Rakob a remarqué, dans l’aire fouillée par l’équipe qu’il dirige, qu’une pièce de sous-sol a été remblayée par les gravats provenant de l’écroulement des deux étages d’une habitation ravagée par un incendie du temps d’Antonin. Le remblai est constitué essentiellement de débris de briques crues grises ou jaune clair et de fragments de revêtement mural prouvant que la maçonnerie supérieure des bâtiments romains était exécutée elle aussi en briques crues »15. De même la fouille canadienne a mis au jour les restes d’une maison pouvant être datée du milieu ou de la deuxième moitié du IVe s. caractérisée par la présence de murs très solides en briques crues dont l’un recouvert de plâtre peint »16. De son côté, la mission américaine a dégagé, à l’intérieur de la Maison des Auriges grecs, un mur en briques crues17. Une étude plus détaillée et plus précise des structures déjà mises au jour, et de celles qui ne manqueront pas d’être découvertes au cours des prochaines années, mettrait à notre disposition une documentation riche qui sera pleine d’enseignements et permettra des confrontations utiles avec les données disponibles sur d’autres sites comme ceux de Byzacène, en particulier. Thysdrus et la Byzacène 18 PICARD Acholla. Fasti Archeologici, II, 1947, 2790, p. 316. Les murs de cette maison étai ... 19 PICARD — Karthago, IV, p. 121 et PICARD – Les Mosaïques d’Acholla. Études d’arc ... 20 GOZLAN S.. — La Maison de Neptune à Acholla-Botria Tunisie problèmes posés par l’architecture ... 21 GOZLAN S.. — La Maison de Neptune à Acholla-Botria Tunisie problèmes posés par l’architecture ... 22 GOZLAN S.. — La Maison de Neptune à Acholla-Botria Tunisie problèmes posés par l’architecture ... 23 Nous devons ces renseignements à l’amabilité de M. K. Essaïdi qui a procédé au dégagement de ces ma ... 24 Voir à ce sujet VITA A. di. — La Villa délia gara delle Nereidi » presso-Tagiura. Suppléments ... 11C’est en effet la Byzacène qui semble avoir été la zone de prédilection de l’architecture de terre. A Acholla, sur quatre maisons connues plus ou moins partiellement, trois ont conservé quelques structures murales en terre. La première, celle des Colonnes rouges, datable de la fin du IIe s. ou du début du IIIe s., présente des murs dont le soubassement est en petit appareil et l’élévation en pisé18. La seconde, dite d’Asinius Rufinus, datable de la fin du IIe s., se distingue par des parois en briques crues sur une courte base en moellons19. Dans la troisième maison, dite de Neptune20, datable des dernières années du règne de Marc-Aurèle vers 170-18021, le recours à une maçonnerie en pisé a été constaté tant dans le viridarium pour protéger les absides contre la poussée de la citerne que, surtout, dans une petite pièce à deux niches largement ouverte sur le péristyle et remarquable par son décor comportant une mosaïque géométrique polychrome en cubes de marbre et des montants de porte revêtus de plaques de marbre rose. Il convient de noter que les parietes formacei sont ici en sable marin, mêlé de coquillages, mouillé, énergiquement» tassé et séché22. Il s’agit là d’un bon exemple d’adaptation aux matériaux fournis par ce site de bord de mer. L’absence de documentation sur d’autres sites de Byzacène ne signifie nullement que l’architecture de terre n’y a pas été pratiquée. A Hadrumète Sousse, la permanence d’une agglomération importante a entraîné de continuels bouleversements du terrain et explique aisément la disparition de maçonneries fragiles. A Thaenae Henchir Thina, au sud de Sfax et ailleurs, les lacunes dans nos connaissances sont dues au fait que les fouilles ont été peu étendues et trop sommairement décrites, voire non publiées jusqu’à ce jour. C’est ainsi qu’à Uzitta, plusieurs maisons dégagées au cours des deux ou trois dernières décennies révèlent un usage très répandu, sinon exclusif, de structures en terre en élévation au-dessus d’une base en moellons23. Mais en attendant qu’ils soient publiés, les détails concernant ces structures demeurent inconnus et non utilisables. Nous pensons que l’architecture de terre était très courante un peu partout en Byzacène comme elle l’était également en Tripolitaine, de nombreuses analogies géographiques et historiques rapprochant, par ailleurs, sur bien des plans ces deux provinces voisines24. 25 L. Foucher a déjà eu l’occasion de signaler la présence de structures en terre à Thysdrus notamment ... 12Mais, dans l’état actuel de nos connaissances, c’est incontestablement à Thysdrus que l’on peut disposer de la documentation la plus abondante sur l’architecture de terre, omniprésente sur le site où elle a été utilisée dans des monuments publics comme les premiers amphithéâ- tres, dans les tombes et surtout dans les maisons, les plus modestes comme les plus cossues fig. 1, où elle constitue, du début à la fin de l’époque romaine, l’unique mode de construction adopté pour l’élévation des murs. Des exemples précis tirés des diverses habitations thysdrutaines25 permettent, grâce à des repères chronologiques, de montrer la remarquable permanence de ce type d’architecture et d’en connaître les principales caractéristiques, ce qui pallie, partiellement, les insuffisances et les défaillances de la documentation actuellement disponible sur les autres sites. ● 1. Plan schématique de la ville de Thysdrus. Les socles 13Avant d’examiner les exemples précis, il convient de faire une remarque préalable si les structures de terre ont peu varié au cours de la période qui nous intéresse, il n’en a pas été de même pour les socles qui en ont constitué le support. Aussi, est-ce à partir de ces socles qu’une chronologie relative des murs a pu être établie. Cette chronologie est, dans la plupart des cas, absolue, d’autres indices de datation venant en renfort. Dans l’état actuel de nos connaissances, on peut distinguer, grosso modo, quatre types de socle qui se sont succédé dans le temps. 26 La Maison du Silène à l’Ane est encore inédite. La plupart de ses pièces sont ornées de mosaïques p ... 27 Le massif de fondation supportant ce type de mur est constitué par un blocage de moellons liés au m ... 14Une première demeure, appelée Maison du Silène à l’Ane fig. 2, où de nombreux sondages ont été faits, fournit de bons exemples illustrant à la fois la permanence des structures de terre et les variations qui ont affecté les socles. De nombreux indices permettent de proposer des dates relativement précises pour les différentes étapes de l’évolution des murs. Située dans la zone centrale de la ville où l’espace est très mesuré, cette maison est de proportions modestes et ne possède pas de péristyle c’est une habitation d’artisans qui ont fini par accéder à une certaine aisance comme le prouve le très élégant décor en mosaïque de la dernière phase26. Mais, grâce à la fouille stratigraphique, nous savons qu’elle est la plus ancienne de nos maisons connues. Son premier état remonte en effet aux premières décennies du Ier s. ap. fig. 2a. Le socle en maçonnerie de ses murs correspond à un type d’appareil bien individualisé qu’on retrouve à d’autres endroits et notamment dans le quartier artisanal situé à peu de distance, dans le même secteur. La base du mur est constituée de petits moellons de pierre dure liés au mortier de chaux et dont le parement est taillé assez régulièrement en forme de rectangle de 0,07 x 0,20 m en moyenne tandis que la face demeure brute. La maçonnerie est confortée par des harpes en calcaire dur de grandes dimensions, posées verticalement à un mètre de distance environ les unes des autres, selon les dispositions classiques de l’opus africanum27. Au-dessus de ce socle en moellons de 0,50 m de haut et de 0,50 m d’épaisseur se dressent des rangées de briques crues de 0,50 x 0,35 x 0,09 m. Compactes et dures, ces briques sont faites d’une terre tuffeuse truffée de cailloutis. Elles ne contiennent ni chaux ni paille et sont scellées par des joints de terre de 1 cm d’épaisseur de couleur brun foncé. Un enduit de 2 cm d’épaisseur, formé d’une couche de chaux et de tout petits cailloux, recouvre le mur. Ce premier type d’appareillage est, en définitive, caractérisé par la régularité de taille de ses parements, l’horizontalité de ses assises et la finesse de ses joints. Cet aspect général bien soigné permet de le distinguer très nettement des types de murs postérieurs. ● 2. Maison du Silène à l’Ane – a. Détail des murs de l’état le plus ancien état initial – b. Détail des murs de pierre de l’état intermédiaire – c. Détail de l’état le plus ancien et évolution. 28 Les fondations, tout en étant comparables, présentent quelques différences elles ont la même épai ... 15Un nouveau mode d’appareillage va en effet succéder à celui qui vient d’être décrit fig. 2b. Constitué de pierre de même nature que l’ancien, il ne se distingue pas moins nettement de celui-ci par son aspect désordonné et les dimensions plus importantes de ses moellons liés au mortier de terre qui sont en outre grossièrement taillés et de formes hétéroclites rendant les assises fort irrégulières. Toutefois, les points de ressemblance entre les deux types de mur subsistent pas de variation notable au niveau de l’élévation en briques crues qui conservent la même constitution et les mêmes dimensions ; même largeur des murs, 0,50 m ; même genre de revêtement mural en chaux mais ayant ici 3 cm d’épaisseur et portant une couche superficielle blanche et lisse qui était peinte. Ce type de mur datable de la fin du Ier s. ou du début du IIe s. se rencontre non seulement dans la Maison du Silène à l’Ane, mais aussi dans la demeure voisine28. 29 Ce sont des moellons de 10 x 8 x 3cm en moyenne. 30 Ces carrières sont situées à une quarantaine de kilomètres à l’est d’El Jem, près de Mahdia. Elles ... 16Vers la deuxième moitié du IIe s. un nouveau type de mur se substitue aux deux précédents et se répand dans toute la ville. Il présente avec les anciens appareillages quelques analogies mais aussi de multiples différences. Comme les deux précédents, il est constitué d’une partie inférieure en pierre et d’une partie supérieure en brique crue ou en terre battue. Son épaisseur demeure toujours de 0,50 m ainsi que la hauteur de son socle. Enfin des harpes horizontales le consolident de distance en distance et le rattachent au modèle courant de l’opus africanum. Mais en dépit de ces quelques analogies, de nombreuses variantes lui donnent un aspect caractéristique. Aux gros moellons durs provenant des quelques rares croûtes calcaires affleurant dans la région se substituent des moellons nettement plus petits29 et plus tendres, extraits des carrières de Rejiche30 et posés à plat par assises horizontales sur un abondant lit de mortier de chaux de 2 à 3 cm d’épaisseur. Les harpes bien taillées mesurent 0,50 x 0,50 x 0,20 m. Les faces des murs étaient recouvertes d’un enduit de chaux de 1 à 2 cm d’épaisseur dont la surface lisse était souvent décorée de fresques. Ce type de socle, de loin le plus répandu dans la cité, supporte une élévation de terre tantôt en pisé, tantôt en brique crue. L’évolution et le passage du premier au troisième type de mur sont illustrés de manière remarquable par une paroi de la Maison du Silène à l’Ane où l’on voit, grâce aux sondages, la superposition verticale des deux structures fig. 2c on distingue, au niveau le plus bas, l’empattement et le socle du mur le plus ancien surmonté de trois rangées de briques crues, puis, au-dessus, d’un nouveau sol qui a tout scellé, on voit se dresser un nouveau socle de petits moellons tendres liés au mortier de chaux et supportant de nouvelles rangées de briques. 31 Très vaste et sans doute très intéressante par ses dimensions, l’état de conservation de ses murs e ... 32 La Maison de Lucius Verus fait également partie des édifices encore inédits. 33 C’est dans un atelier communiquant avec cette maison qu’ont été trouvés les masques mortuaires qui ... 17Des dispositions se rattachant à ce troisième type peuvent être observées dans la maison dite des Fresques fig. 3b, où l’on voit le même genre de socle et une élévation en briques crues de 0,50 x 0,30 x 0,09 m scellées par des joints de terre de 1 cm d’épaisseur et de couleur brun foncé31. On peut citer également de nombreux autres exemples où le socle étant du même type, l’élévation est en pisé au lieu d’être en brique crue. L’un des mieux conservés appartient à la maison dite de Lucius Verus fig. 3a qui est l’une des villas les plus vastes et les plus somptueuses tout en étant située en plein cœur de la zone centrale, à un endroit où l’espace est très mesuré, dans le voisinage immédiat du forum et d’un grand temple consacré au culte impérial. Cette demeure ne couvre pas moins de 2 500 m2 et comporte plusieurs dizaines de pièces toutes entièrement recouvertes de mosaïques fort originales. Pourvue d’éléments de confort qu’on trouve rarement ailleurs, elle ne se distingue en rien des autres habitations sur le plan des modes et des matériaux de construction. Le pisé qu’on y a signalé présente une structure absolument identique à celle des briques crues. Il est également constitué d’une terre tuffeuse compacte remplie de cailloutis et sans aucune trace de chaux ni de paille hachée32. A peu de distance de cette imposante demeure, la maison dite des Masques mortuaires33, modeste habitation artisanale de type punique composée de quelques pièces groupées autour d’une petite cour, fournit un autre exemple de mur en pisé sur un soubassement de 0,70 m de haut et 0,50 m de large en moellons liés par de très épaisses couches de mortier de chaux et séparés, tous les 1,10 m environ, par des harpes verticales en grès de Réjiche. Pour obtenir une horizontalité correcte on a posé, au-dessus de l’assise supérieure, une bonne couche de mortier qui sert de lit aux structures en pisé. Celles-ci ont été tassées dans des coffrages par couches successives de 20 cm. Les différents lits de tassement et les lignes qui les séparent apparaissent avec une remarquable netteté sur la paroi. ● 3. a. Maison de Lucius Verus, pièce 61. Détail des murs en petits moellons – b. Maison des Fresques, pièce 14. Détail des murs en petits moellons – c. Maison des Masques. Mur tardif, entre les pièces 1 et 27. 34 A ne pas confondre avec la Maison des Masques mortuaires évoquée un peu plus haut et située à quelq ... 35 Ces briques moulées avec du mortier de plâtre ont souvent les dimensions standard des briques crues ... 36 Cette épaisseur constante de 10 cm des dalles correspond à celle du pavement en béton de chaux et d ... 18Le quatrième type de socle est construit avec beaucoup moins de soin que les précédents. Il n’y a pas de normes précises qui le distinguent sinon l’aspect très hétérogène qu’il présente et qui est dû au remploi des matériaux les plus divers et les plus disparates. Cette architecture fondée essentiellement sur la réutilisation d’éléments de récupération est forcément tardive et sans doute postérieure à la fin du IIIe s. Les moins hétéroclites parmi ces structures ont été remarquées dans l’îlot de la maison dite des Masques34 située en plein quartier central et groupant, à peu de distance à l’est de la Maison de Lucius Verus, un ensemble de petites habitations sans péristyle. La base de certains murs, haute de 0,75 m, est uniformément constituée de gros blocs de grès de Réjiche fig. 3c, mais qui ont été arrachés à leur contexte d’origine et assemblés de façon irrégulière en fonction de leur forme et de leurs dimensions. Très grossièrement appareillés, ils sont scellés au mortier de terre. L’élévation est en pisé de même constitution que ceux décrits précédemment. Plus curieux, un autre soubassement de mur de la même maison présente deux faces complètement différentes. La première est en petits moellons de calcaire dur liés au mortier de chaux. La seconde est très hétérogène et montre de bas en haut des fragments de dalle de sol grossièrement taillés pour être remployés, des petits moellons durs, liés au mortier de chaux, des fragments de blocs de grès et deux assises en briques de plâtre. Ces derniers éléments qui n’apparaissent à Thysdrus que dans les structures tardives servent souvent à régler l’arasement des soubassements35. La partie supérieure du mur, au-dessus de ce socle de 1 m de haut, est également en pisé. Un autre exemple parmi ces socles les plus hétéroclites peut aussi être observé dans l’une des maisons tardives de l’îlot du Silène à l’Ane fig. 4a. Des harpes constituées par des blocs réguliers de grès de Réjiche ou, à défaut, de blocs de mêmes dimensions en mortier de plâtre grossièrement disposés les uns au-dessus des autres encadrent quelques assises formées en partie de grosses pierres de calcaire assez régulières et en partie en gros moellons irréguliers liés au mortier de terre ; au-dessus de ces assises sont disposés des fragments de dalles de sol découpés de manière à s’adapter à l’épaisseur du mur 0,50 x 0,40 x 0,10 m36. L’élévation en briques crues, très partiellement conservées au début, a presque totalement disparu aujourd’hui. Il serait possible de multiplier les exemples de ces socles de murs tardifs construits à la hâte, dans un contexte de troubles et de destructions et où se combinent de façon plus ou moins variée et hétéroclite des éléments divers comme les petits moellons, les blocs plus ou moins réguliers de calcaire ou de grès de Réjiche, des fragments de dalles de sol et des briques de mortier de plâtre. Mais, qu’elle soit en pisé ou en briques crues, l’élévation est toujours homogène et exclusivement en terre. Les élévations en brique crue ou en pisé 37 D’une manière générale, la typologie que nous venons d’établir ainsi que ses implications chronolog ... 19L’étude de tous ces socles peut apparaître longue, mais elle nous fait connaître des structures d’une très grande variété et souvent très curieuses au niveau des détails. Déjà , à ce titre, elle n’est pas dénuée d’intérêt. Toutefois la large place qui lui a été accordée répond à des considérations plus importantes et plus directement en rapport avec l’objet de la présente recherche. En effet, compte tenu des liens organiques qui lient l’élévation en terre et le soubassement en dur qui lui sert de support, il n’est pas concevable d’étudier l’une et de négliger l’autre. Il est, de même, clair que c’est grâce aux détails d’appareillage du socle qu’on peut situer l’architecture de terre dans un cadre chronologique précis37. Enfin, le recours à des matériaux hétéroclites et disparates, voire particulièrement insolites comme les fragments de dalles de sol, estun fait utile à signaler car il éclaire singulièrement un phénomène aussi essentiel que l’usage systématique et quasi exclusif de structures en terre. 38 On peut citer de nombreux autres exemples dans le même quartier ou ailleurs dans les grandes villas ... 39 Des traces de peinture sont encore visibles sur la cloison située dans les remblais à l’ouest de la ... 20Mais il est des cas où ce socle très précieux pour dater l’élévation en terre fait entièrement défaut, les murs étant constitués de la base au sommet de pisé ou de brique crue. Ces murs ont, comme les autres, une épaisseur de 0,50 m environ et sont protégés par un enduit de chaux de 2 à 3 cm. Les briques crues utilisées ont souvent des dimensions standard de 0,50 x 0,35 x 0,09 à 0,10 m. Ces structures sans base en moellons semblent relativement fragiles. Aussi n’ont-elles été d’un usage courant que pour les aménagements et les réaménagements internes et, en particulier, pour établir des cloisons ou boucher des portes. De nombreuses cloisons de pisé d’une épaisseur tantôt de 0,50 m, tantôt de 0,35 m recouvertes d’un enduit de chaux ont été repérées un peu partout et notamment dans l’une des maisons de l’îlot du Silène à l’Ane38. Derrière cet îlot et surtout à l’ouest de la Maison des Masques mortuaires, on peut voir deux exemples remarquables de cloisons en briques crues. Conservées sur une hauteur assez appréciable et emprisonnées dans une masse considérable de décombres, ces deux cloisons sont constituées de fragments de briques crues de 0,08 à 0,09 m d’épaisseur et de 0,16 m de large. Deux couches d’enduit de 2 cm chacune les protègent de part et d’autre et donnent à la cloison une épaisseur totale de 0,20 m39. De même nous avons un peu partout et notamment à l’intérieur de la maison dite des Fresques fig. 4b de nombreuses portes qui ont été bouchées par des parois en briques crues ne reposant sur aucun soubassement mais posées directement sur le sol. ● 4. a. Première maison de l’îlot du Silène à l’Ane, mur tardif entre les pièces 23 et 33 – b. Maison des Fresques, mur entre les pièces no 12 et 15 – c. Première maison de l’îlot du Silène à l’Ane, mur en terre et système de consolidation entre les pièces 39 et 52. 21Toutefois, il est évident que l’extension d’un tel usage à des murs porteurs et en particulier à des murs de façade n’a pas été sans poser de problèmes. Des précautions spéciales ont dû être prises pour protéger ces structures des intempéries et autres risques qu’elles courent du fait de leur emplacement. Ces risques sont d’autant plus grands que, dans certains cas, le niveau intérieur de certaines maisons est surélevé par rapport au niveau extérieur. Pour éviter le basculement, on a eu recours à l’édification de murs contreforts de 1 m de hauteur destinés à épauler, sur toute leur longueur, les façades situées en partie basse. Ces murs de consolidation sont construits en petits moellons de pierre dure placés par assises horizontales et scellés au mortier de chaux et de cendre. Leur profil est oblique épais de 0,35 m à la base, ils s’élèvent en s’amincissant progressivement. Leur partie supérieure se courbe en quart de cercle dont le sommet rattrape le nu du mur épaulé. Liés au mortier de chaux et de cendre, ces contreforts servent aussi à protéger les fondations et les parties basses des murs contre les infiltrations, l’humidité et le ruissellement. Ce mode de renforcement a été utilisé pour protéger de nombreuses maisons et en particulier pour la façade ouest d’une des maisons de l’îlot du Silène à l’Ane fig. 4c. Il est également visible sur plus de 6 m de long contre l’une des parois extérieures de la Maison de la Procession dionysiaque qui présente, toutefois, avec la précédente demeure, quelques différences elle est au même niveau que la rue et ses murs ont un petit socle en moellons de 0,25 m. 22En l’absence de socle de pierre, ces murs, en brique crue ou en pisé, sont difficiles à dater. De toute façon, ils sont constitués de manière tout à fait analogue aux autres et ne semblent pas appartenir à une époque plutôt qu’à une autre. Leur diffusion prouve que leur fragilité est toute relative. 23La solidité des structures de terre semble avoir été assez considérable et on observe peu de réfections ou de consolidations. C’est à peine si on peut signaler quelques cas comme l’exemple qu’on observe dans une des pièces de la Maison des Fresques où une partie en briques crues de l’angle est du mur nord, juste au-dessus du socle en pierre de 40 cm, a été réparée et consolidée par une structure en moellons liés au mortier de chaux. Cette réparation qui affecte un pan de 0,90 m de long et 0,40 m de haut a été sans doute motivée par une infiltration d’humidité ou un défaut de séchage des briques qui ont amené le détachement de l’enduit et la désagrégation partielle des matériaux. 24L’élévation en brique crue, parfois conservée sur des hauteurs considérables, ne semble pas avoir nécessité de dispositif de renforcement dans le sens horizontal. Nous ne connaissons qu’un seul exemple, visible dans la Maison des Masques mortuaires, où une seule assise en gros moellons liés au mortier de terre est venue interrompre, à 0,35 m au-dessus du soubassement de 0,35 m de moellons, la série des rangées de briques crues qui entrent dans la composition d’un mur tardif. Ce lit de moellons isolé au milieu des structures de terre est peut-être destiné à assouplir quelque peu la construction. 25De toute façon, l’hétérogénéité et la fragilité des parois sont toujours masquées par un enduit de chaux qui forme une gaine protectrice souvent très efficace. Les enduits intérieurs se composent généralement de deux couches de chaux et de sable de 1 cm d’épaisseur chacune, la première étant rugueuse et la seconde lisse et peinte. Les enduits extérieurs se composent d’une première couche épaisse de 3 à 4 cm et formée de mortier de chaux et de petits graviers et d’une deuxième couche plus mince et plus lisse. Des stries d’une dizaine de centimètres de long et de quelques millimètres de profondeur disposées en bandes parallèles, en lignes brisées ou en chevrons emboîtés permettent la fixation de la couche supérieure. Quant à la première couche, son adhésion aux structures de terre est assurée par les aspérités qui caractérisent la surface des briques crues et du pisé. Cette adhésion est renforcée, dans le cas des briques, par le mortier de terre qui les lie entre elles et qui forme au niveau de chaque assise une petite épaisseur tendre, contrastant avec la rugosité des briques, et que l’enduit de chaux pénètre aisément. Aussi, la première couche d’enduit présente-telle sur sa face intérieure une série de lignes parallèles saillantes illustrant cette parfaite adhésion. Bien protégées par de solides gaines d’enduit, les parois s’ornent de très belles fresques dont certaines ont été bien conservées et rien ne les distingue plus extérieurement des murs en briques cuites ou en pierre. 40 Nous avons bénéficié pour ce sondage de l’aide très précieuse de notre ami Roger Guéry que nous rem ... 41 Le mur a été refait au cours de la seconde moitié du troisième siècle car les dalles en mortier de ... 26Cette ressemblance peut-elle être poussée plus loin et s’étendre à certaines propriétés essentielles des murs ? On peut se demander, par exemple, si ces parois en terre sont propres à soutenir des charpentes de grande portée ou des voûtes. S’il n’est pas possible, faute de documents précis, de donner une réponse entièrement satisfaisante à cette question, on peut néanmoins avoir une idée du type de plafond qui semble avoir été bien adapté à cette architecture de terre. Un sondage opéré dans une habitation située dans le voisinage immédiat de la Maison des Masques nous fournit, à cet égard, de précieux renseignements40. Le mur d’une des pièces dégagées est constitué d’un socle de 1 m de haut en moellons surmonté d’un lit de dalles en mortier de plâtre de 0,10 m d’épaisseur destiné à niveler la surface au-dessus de laquelle sont disposées des rangées de briques crues de 0,50 m de hauteur, 0,35 m de large et 0,10 m d’épaisseur41. Les rangées de briques crues se poursuivent jusqu’à une hauteur de 2,45 m et la partie supérieure du mur porte encore un large fragment avec deux épaisseurs de crépi superposées et elle semble couronnée par un fragment de la terrasse qu’elle supportait. La coupe de celle-ci a pu être approximativement reconstituée le noyau essentiel est formé d’une chape de 6 cm d’épaisseur faite de petits cailloux noyés dans un mortier de chaux jaune grisâtre; le tout a été coulé sur un lattis de roseaux très serré, établi probablement sur un poutrage reposant sur les murs. Une couche de plâtre de 1 cm d’épaisseur garnissait le plafond. L’étanchéité était obtenue par un mortier de tuileaux aux éléments finement broyés et lissés à la surface. De nombreux fragments de plafond semblables ont été également retrouvés dans de nombreux endroits du site et en particulier dans les décombres de la Maison des Fresques. 42 Pour cette maison, cf. FOUCHER L. — Thysdrus 1961 [sic], pp. 15-25. 43 C’est notamment le cas pour les quelques gradins conservés du second amphithéâtre thysdrutain qu’il ... 44 S’il s’agit bien d’un sol, l’exemple serait unique en Afrique, sauf erreur de notre part. Signalons ... 27Parmi les documents les plus étonnants concernant les briques crues, il en est un qui mérite d’être signalé. Il concerne une utilisation particulièrement insolite de ce matériau. En effet, un des espaces de la Sollertiana Domus42, complètement clos et sans accès, sans doute une courette aménagée pour l’éclairage et l’aération des pièces qui l’entourent, est pavé de briques crues de même nature terre tuffeuse truffée de cailloutis et de mêmes dimensions 0,50 x 0,33 x 0,10 m que les modèles courants. Ces briques ne peuvent pas provenir d’un mur effondré car elles présentent une disposition géométrique rigoureuse deux rangs successifs et posés sur chant au pied du mur puis le reste disposé à plat et sont liées par des joints en mortier de terre de couleur grise qui excluent aussi toute solution faisant songer à un dépôt de matériaux ou à un lieu de séchage. Comme ces briques ne pouvaient pas être exposées aux intempéries, elles étaient sans doute recouvertes par un quelconque enduit à la chaux43 ou par quelque couche étanche de mortier à la cendre dont il ne reste plus de trace44. Caractéristiques de l’architecture domestique thysdrutaine 28Il convient de retenir de toute cette abondante documentation thysdrutaine quelques éléments essentiels qui peuvent se résumer ainsi. 29L’élévation en terre repose, dans la très grande majorité des cas, sur un support en matériaux durs qui perd de son ordonnance et de sa régularité à mesure que le temps passe. Les murs sans socle en pierre sont rares mais existent quand même. Ce sont généralement de minces cloisons, parfois des murs de refend plus épais et assez exceptionnellement des murs extérieurs qui ont nécessité des structures de renforcement surtout en cas de décalage important entre les niveaux de la maison et de la rue. 45 La longueur des briques est presque toujours égale à 0,50 m et correspond à l’épaisseur courante de ... 46 La seule exception connue est celle signalée par L. Foucher, cf. supra, note 25. Nous n’avons perso ... 47 Les constructions en pisé tabia ou torba et celle en briques crues toub sont demeurées en vogue ... 30Par ailleurs, face à la constante transformation du socle en pierre, on constate que l’élévation en terre est demeurée remarquablement stable tout au long de la période romaine même constitution et mêmes dimensions standardisées dans la plupart des cas45. La brique crue semble nettement plus répandue que le pisé. Ces deux structures sont toutefois constituées de la même terre tuffeuse truffée de cailloutis ou de gravillons mais sans chaux ni paille46. L’une et l’autre coexistent dans les mêmes habitations sans qu’on puisse, dans l’état actuel des recherches, expliquer le recours à l’une ou à l’autre par des critères d’ordre chronologique, technique ou socio-économique, contrairement à ce qui se passe pour des périodes récentes47. 48 La région de Thysdrus est absolument dépourvue de pierre. Les carrières importantes les plus proche ... 49 Les mesures les plus importantes comme l’épaisseur des murs, les dimensions des blocs de grès et la ... 50 Nous avons remarqué que, contrairement à d’autres endroits et à d’autres périodes, les briques crue ... 51 Très répandue à l’époque punique et romaine, l’architecture de terre est demeurée en vogue à toutes ... 31Enfin l’architecture de terre à Thysdrus n’est ni un procédé bouche-trou, ni un matériau d’appoint, mais un élément de base dont l’omniprésence doit être soulignée. Dans le cas précis de Thysdrus et de beaucoup d’autres villes de Byzacène, le phénomène peut s’expliquer par la rareté des pierres et l’éloignement des carrières48. Cette explication est acceptable mais elle n’est pas suffisante à elle seule. Les riches bourgeois qui n’avaient pas lésiné sur les moyens de décorer leurs vastes demeures marbre, mosaïques, fresques et autres éléments de confort n’auraient éprouvé aucune peine à doter leurs maisons de murs en pierre si cela leur avait paru utile. En fait, le poids des traditions a dû jouer un rôle important. On sait combien l’architecture de terre, dont l’introduction en Tunisie est certainement due aux Phéniciens, était répandue à l’époque punique. Or, par ses modes et matériaux de construction ainsi que par le choix de ses modules, l’architecture domestique thysdrutaine se rattache à cette tradition49. Il convient d’ajouter que cet attachement est fondé aussi sur des considérations pratiques ce mode de construction a fait ses preuves tout en présentant de nombreux avantages. Il est économique, simple, à portée de main et ne nécessite ni qualification spéciale, ni technique élaborée. Un bon enduit de revêtement et, le cas échéant, quelques mesures de protection lui assurent une solidité et une durée remarquables50. Aussi n’a-t-il jamais été abandonné dans la région et l’époque romaine ne constitue qu’un maillon d’une chaîne continue51. Conclusions 32Il faudrait disposer pour les autres sites d’une documentation aussi riche que celle de Thysdrus avant de pouvoir tirer des conclusions aussi précises à l’échelle de la Tunisie entière. Toutefois, rien n’interdit de dégager quelques impressions d’ensemble en attendant que les progrès des recherches nous permettent d’aboutir à des résultats moins fragmentaires. 52 Le fait de n’avoir pas rencontré de structures de terre jusque-là sur des sites comme Dougga, Althi ... 53 Mes collègues et amis, MM. Mongi Boulouednine, Golvin, Mabrouk Hamrouni ainsi que Mohamed Bej ... 33Les textes et les documents archéologiques qui sont à notre disposition permettent d’affirmer que non seulement l’architecture de terre a existé au niveau de l’habitat romano-africain en Tunisie mais qu’elle y était répandue. Tout comme à Thysdrus, elle devait être omniprésente dans les régions centrales et méridionales où de nombreux facteurs pouvaient l’imposer rareté de la pierre, poids des traditions, pluviosité réduite limitant les risques que font courir les eaux à ce genre de structures. Elle était sans doute moins répandue dans les régions septentrionales et occidentales pour des raisons inverses abondance de la pierre, traditions puniques moins influentes et plus gros risques de dégâts dus à des pluies plus fortes et plus fréquentes52. On peut penser que tous ces facteurs ont pesé à des degrés divers pour favoriser le recours exclusif à la pierre au niveau des habitants riches ou même jouissant d’une aisance assez relative. Mais les habitations modestes dans les villes comme dans les campagnes, à la période romaine comme aux époques plus récentes, devaient être partiellement ou totalement en terre. Le fait de n’en avoir pas découvert jusque-là sur certains sites ne signifie nullement qu’elles n’ont pas existé53. Notes 1 PICARD — Un Quartier de maisons puniques à Carthage. Revue Archéologique, I, 1958, p. 22. 2 L’intérêt ne se situe pas seulement au niveau des archéologues qui se préoccupent de plus en plus de l’étude et de la conservation de ces structures, mais aussi à celui des techniciens du bâtiment et même du grand public où il se traduit surtout par la recherche, à travers l’expérience du passé, d’une solution d’avenir permettant de réduire le coût des constructions et de résoudre les problèmes posés par la crise du logement. D’importantes sociétés industrielles, comme ELF Aquitaine », ont tenté des essais sur certains sites de Tunisie en vue de mettre au point des procédés adéquats de consolidation des murs en brique crue. Par ailleurs, l’opinion publique a pu être sensibilisée à ces questions par quelques expositions, conférences, publications, articles de journaux et émissions de télévision. Grâce à tous ces moyens d’information, l’expérience tentée à Gourna par l’architecte égyptien Hassan Fathy n’est pas demeurée inconnue en Tunisie. Voir à cet égard l’ouvrage de cet auteur FATHY H.. - Construire avec le peuple. Paris, Sindbad, 1970. 3 Outre les sites pour lesquels nous citerons plus loin les références bibliographiques, on ne trouve que très peu d’indications générales concernant la période romaine dans les ouvrages de synthèse et les manuels; cf. PICARD — La Civilisation de l’Afrique romaine. Paris, 1959, pp. 196-197; ROMANELLI P.. — Topografia e archeologie dell’Africa romana. In Encyclopédia clossica. Torino, 1970, tome VII, vol. X, p. 56. Ces deux auteurs ne consacrent que quelques lignes à l’architecture de terre en Afrique, laquelle n’est pas du tout évoquée dans l’ouvrage LEZINE A.. — Architecture romaine d’Afrique. Par contre, pour la période punique on dipose de renseignements beaucoup plus abondants et souvent plus précis grâce aux fouilles de Kerkouane et de Carthage. Cf. MAHJOUBI A.. - L’Architecture domestique à Kerkouane et la maison de l’insula 1 Africa V-VI. Tunis, 1978, p. 74 et p. 79; MOREL — Kerkouane, ville punique du cap Bon remarques archéologiques et historiques. 1969, pp. 477-478 ; LANCEL S., THUILLIER [et al.]. — Byrsa I rapports préliminaires de fouilles 1974-1976 de la mission archéologique française à Carthage. Institut national d’archéologie de Tunis et École française de Rome, 1979, p. 233 ; LANCEL S., THUILLIER [et al.]. — Byrsa II. Institut national d’archéologie de Tunis et École française de Rome, 1982, p. 124, p. 163, p. 168. Pour une mise au point globale voir CINTAS P.. — Manuel d’archéologie punique. Paris, 1976, t. Il, pp. 79-82 et FANTAR M.. — Kerkouane, cité punique du cap Bon Tunisie, pp. 172-177 et 199-204. Thèse de doctorat d’État, Paris, 1982. 4 VITRUVE. — De Architectera. Il, 3, cité dans LATTRE de. — Revue tunisienne, XVIII, 1911, p. 326 cf. ci-dessus pp. 29-32. 5 Cf. CINTAS P.. — Manuel d’archéologie punique. Paris, 1976, t. Il, p. 79, no 232, qui a écrit aucune brique crue ne résisterait à un séchage de cinq ans ». 6 PLINE. – Histoire Naturelle. XXXV, 14-4 48-18 Cf. ci-dessus pp. 29- 32. 7 C I L Corpus des Inscriptions Latines. — VIII, 14428. 8 Cf. KOLENDO J.. — Le Colonat en Afrique sous le Haut Empire. Paris, 1976, pp. 60-61, p. 66, pp. 72-73. 9 VILLE G.. — La Maison et la mosaïque de la chasse à Utique. Karthago, XI, p. 25. 10 VILLE G.. — La Maison et la mosaïque de la chasse à Utique. Karthago, XI, p. 29, no 23 bis. 11 LEZINE A.. — Carthage-Utique études d’architecture et d’urbanisme. Paris, 1968, p. 152. 12 LEZINE A.. — Utique note d’archéologie punique. Antiquités africaines, 5, 1971, p. 91. 13 LEZINE A.. — Utique note d’archéologie punique. Antiquités africaines, 5, 1971, p. 90. Ces briques sont, selon l’auteur, faites d’une argile impure pleine de tessons de poterie la matière première ayant dû être récupérée dans une maison en ruine de la ville ». 14 Pour cette période voir ci-dessus note 3 et FERRON J., PINARD M.. — Un Quartier de maisons puniques à Carthage. Revue Archéologique, I, 1958, p. 22. La brique crue était alors d’un usage si courant qu’on n’a pas hésité à l’intégrer dans la maçonnerie des loges pour les bateaux de l’îlot de l’amirauté ; cf. CEDAC [Centre d’Études et de Documentation Archéologique de la conservation de Carthage]. — Institut national d’archéologie de Tunis, sept. 1978, bulletin no 1, p. 15, col. II. Dans le secteur fouillé par l’équipe allemande dirigée par le prof. F. Rakob, la couche de destruction déblayée à l’époque augustéenne était constituée presque uniquement de briques crues ce qui fait penser que les murs des bâtiments à étages devaient être construits essentiellement en briques crues sur des murs en opus africanum... », CEDAC IL Institut national d’archéologie de Tunis, juin 1979, p. 26, col. I. 15 RAKOB F.. — CEDAC II, p. 28. 16 Fouilles exécutées sous la direction de M. Wells, CEDAC I, p. 8. 17 HUMPHREY — Excavation at Carthage 1975 conducted by the University of Michigan. Institut national d’archéologie de Tunis et American schools of oriental research, Tunis, 1976, p. 7. 18 PICARD Acholla. Fasti Archeologici, II, 1947, 2790, p. 316. Les murs de cette maison étaient revêtus de peintures de type pompéien. 19 PICARD — Karthago, IV, p. 121 et PICARD – Les Mosaïques d’Acholla. Études d’archéologie classique, II, Nancy, 1959, p. 77. 20 GOZLAN S.. — La Maison de Neptune à Acholla-Botria Tunisie problèmes posés par l’architecture et le mode de construction. Karthago, XVI, 1971-72, pp. 43-99. 21 GOZLAN S.. — La Maison de Neptune à Acholla-Botria Tunisie problèmes posés par l’architecture et le mode de construction. Karthago, XVI, 1971-72, pp. 43-44, no 5. 22 GOZLAN S.. — La Maison de Neptune à Acholla-Botria Tunisie problèmes posés par l’architecture et le mode de construction. Karthago,. XVI, 1971-72, pp. 70-71. 23 Nous devons ces renseignements à l’amabilité de M. K. Essaïdi qui a procédé au dégagement de ces maisons. Le site d’Uzitta, qui demeure encore pratiquement inédit, se trouve à une quinzaine de kilomètres de Sousse. Signalons, par ailleurs, la présence de briques crues dans l’habitat fortifié de Sbeitla et plus précisément dans le fortin nord. Selon DUVAL N., BARATTE F.. — Les Ruines de Sufetula - Sbeitla. Tunis, 1973, p. 96, les maisons - tours de basse époque se présentent comme un labyrinthe de pièces et d’espaces découverts avec des murs faits de matériaux variés, depuis la pierre jusqu’à la brique crue en passant par les carreaux de plâtre. » 24 Voir à ce sujet VITA A. di. — La Villa délia gara delle Nereidi » presso-Tagiura. Suppléments Libya Antiqua, II, 1966. L’auteur p. 30 note la présence constante de structures murales en terre dans une vingtaine de villas de plaisance de bord de mer entre Tripoli et Leptis Magna. Il souligne la remarquable solidité de ces structures, une fois recouvertes de crépi et bien protégées. De son côté AURIGEMMA S.. — L’Italia in Africa. I, 2, pp. 29-31, signale l’utilisation de pareilles structures et surtout l’emploi d’une curieuse maçonnerie mixte dans la luxueuse villa de Dar Bue Ammera près de Zliten, célèbre par ses fameuses mosaïques au-dessus d’une base classique de 0,82 m, l’élévation du mur présente deux faces différentes, l’une en caementicium d’une épaisseur de 0,19 m, l’autre en formaceum sur une épaisseur de 0,35 m, consolidée par deux chaînages du premier appareil qui traversent, à 1,42 m et 2,02 m de hauteur toute la largeur du pisé. 25 L. Foucher a déjà eu l’occasion de signaler la présence de structures en terre à Thysdrus notamment dans la Maison du Paon à propos de laquelle il écrit les murs, comme partout ailleurs, étaient bâtis en toub auquel se mêlaient quelques moellons à la partie inférieure ». Cf. FOUCHER L.. — Découvertes archéologiques à Thysdrus en 1961, p. 3. Le même auteur écrit FOUCHER [L.]. — La Maison de la Procession dionysiaque à El Jem. Paris, Presses Universitaires de France, 1963, p. 30 les murs du côté nord-ouest qui étaient conservés sur une hauteur de 1 m environ du côté sud-ouest atteignent ici parfois deux mètres ; ils sont faits de briques constituées par de la terre à laquelle on a incorporé de la paille. Ces briques, à peu près régulières, mesurent 0,23 m x 0,14 m ... la partie inférieure du mur jusqu’à une hauteur de 0,50 m, environ, est faite de pierres grossièrement liées avec de la terre ». 26 La Maison du Silène à l’Ane est encore inédite. La plupart de ses pièces sont ornées de mosaïques polychromes à motifs figurés qui comptent parmi les plus belles et les plus intéressantes jamais découvertes à El Jem. L’une d’elles, qui a donné son nom à la maison, représente un silène complètement ivre se faisant transporter vers un âne. La publication de la maison et de ses mosaïques est actuellement en préparation. 27 Le massif de fondation supportant ce type de mur est constitué par un blocage de moellons liés au mortier de terre. Assez grossier, il mesure environ 0,70 m de large et 1 m de haut et est couronné au sommet par une rangée de pierres dures posées horizontalement et faisant saillie de 0,10 m de chaque côté sous le mur proprement dit. 28 Les fondations, tout en étant comparables, présentent quelques différences elles ont la même épaisseur et sont toutes deux couronnées par une assise de pierres plates mais elles sont constituées par un blocage plus grossier de pierraille, de cailloux et de mortier de terre. 29 Ce sont des moellons de 10 x 8 x 3cm en moyenne. 30 Ces carrières sont situées à une quarantaine de kilomètres à l’est d’El Jem, près de Mahdia. Elles fournissent un grès dunaire tendre et truffé de coquillages qui se prête assez mal à la sculpture et qui se laisse attaquer par l’érosion éolienne. C’est de Réjiche que proviennent pratiquement foutes les pierres de taille qui ont servi à l’édification des monuments publics et notamment du grand amphithéâtre. 31 Très vaste et sans doute très intéressante par ses dimensions, l’état de conservation de ses murs et de ses éléments de décor fresques et mosaïques, la Maison des Fresques est encore inédite. 32 La Maison de Lucius Verus fait également partie des édifices encore inédits. 33 C’est dans un atelier communiquant avec cette maison qu’ont été trouvés les masques mortuaires qui ont déterminé l’appellation de la demeure et auxquels nous avons consacré une étude SLIM H. 1976. — Antiquités africaines, 10, 1976, pp. 79-92. 34 A ne pas confondre avec la Maison des Masques mortuaires évoquée un peu plus haut et située à quelque 150 à 200 m plus au sud-ouest. 35 Ces briques moulées avec du mortier de plâtre ont souvent les dimensions standard des briques crues 0,50 x 0,35 x 0,10 m et s’adaptent ainsi à l’épaisseur courante des murs. 36 Cette épaisseur constante de 10 cm des dalles correspond à celle du pavement en béton de chaux et de cailloux qui a servi de sol ailleurs. 37 D’une manière générale, la typologie que nous venons d’établir ainsi que ses implications chronologiques se vérifient assez couramment à Thysdrus. Il convient toutefois d’être toujours vigilant et d’examiner attentivement les structures en place. On constate, par exemple, que les moellons si caractéristiques du premier type les seuls dont les parements sont bien taillés en forme de rectangles assez réguliers et dont les dimensions sont supérieures aux autres utilisés à des époques ultérieures ont été parfois réutilisés pour construire les murs de certaines maisons plus récentes mais, dans ce cas, l’appareillage est encadré de harpes en grès de Réjiche différentes de celles en usage pour le type 1 et tout à fait conformes aux normes du type 3. 38 On peut citer de nombreux autres exemples dans le même quartier ou ailleurs dans les grandes villas du quartier sud-est comme celle dite du Paon, cf. FOUCHER L. — Thysdrus 1961 sic]. 39 Des traces de peinture sont encore visibles sur la cloison située dans les remblais à l’ouest de la Maison des Masques mortuaires. De cette même masse de décombres se détachent des pans entiers de murs avec de nombreuses assises de briques crues ainsi qu’un revêtement de mur dont on voit la face interne en partie recouverte de fragments de briques et en partie nue, le mur ayant été, en quelque sorte, scié dans le sens de la longueur. 40 Nous avons bénéficié pour ce sondage de l’aide très précieuse de notre ami Roger Guéry que nous remercions ici très vivement. 41 Le mur a été refait au cours de la seconde moitié du troisième siècle car les dalles en mortier de plâtre n’apparaissent guère avant cette période à Thysdrus comme nous l’avons déjà vu plus haut. 42 Pour cette maison, cf. FOUCHER L. — Thysdrus 1961 [sic], pp. 15-25. 43 C’est notamment le cas pour les quelques gradins conservés du second amphithéâtre thysdrutain qu’il convient de ne pas confondre avec le grand amphithéâtre. 44 S’il s’agit bien d’un sol, l’exemple serait unique en Afrique, sauf erreur de notre part. Signalons par ailleurs que la Sollerticno Domus dont la plupart des murs ont disparu, a quand même révélé quelques structures de terre dans certaines pièces et notamment dans son vestibule de distribution où un des murs, conservé sur 1,10 m de haut, montre un soubassement de 0,60 m de haut constitué de moellons liés au mortier de chaux supportant une structure en pisé 0,50 m de haut sur 0,50 m d’épaisseur. 45 La longueur des briques est presque toujours égale à 0,50 m et correspond à l’épaisseur courante des murs. La largeur se situe souvent autour de 0,35 m mais elle est moins stable que la longueur et varie parfois entre 0,37 et 0,40. Il en est de même de l’épaisseur qui se situe entre 0,07 et 0,10 m. 46 La seule exception connue est celle signalée par L. Foucher, cf. supra, note 25. Nous n’avons personnellement jamais rencontré, au cours de nos travaux à Thysdrus, de briques ou de pisé contenant de la paille. 47 Les constructions en pisé tabia ou torba et celle en briques crues toub sont demeurées en vogue dans beaucoup de régions de Tunisie et notamment dans le Sahel, pauvre en pierre, jusqu’au milieu de ce siècle. Mais les enduits semblent avoir perdu de leur efficacité par rapport à l’Antiquité. Mal protégées, les structures en briques crues se sont avérées particulièrement fragiles et on leur a préféré le pisé. C’est le cas à Djemmal située à une trentaine de kilomètres au sud de Sousse où les habitants ont vu les grandes averses de 1931 détruire leurs demeures ils se sont plaints en précisant que leurs maisons étaient autrefois en pisé mais que leur village ayant été démoli par une colonne beylicale, puis par un tremblement de terre, ils se sont décidés, appauvris, à construire en toub», cf. DESPOIS J.. - La Tunisie orientale. Sahel et Basse steppe. Paris, Presses Universitaires de France, 1955, p. 330. 48 La région de Thysdrus est absolument dépourvue de pierre. Les carrières importantes les plus proches sont situées à plus de 40 km du site, près de Mahdia ou de Sallacta. Les possibilités offertes par les quelques affleurements de croûtes calcaires sont très limitées et semblent avoir été épuisées avant que la ville n’ait connu la grande fièvre de construction de la fin du second siècle et du début du troisième. Les moellons en calcaire dur se raréfient et tendent à céder la place aux moellons de grès de Réjiche puis aux matériaux de récupération, à l’époque tardive. 49 Les mesures les plus importantes comme l’épaisseur des murs, les dimensions des blocs de grès et la longueur des briques crues correspondent à la grande coudée punique de 0,50 m à 0,52 m on a remarqué qu’à Byrsa les murs porteurs ont souvent 0,50 m d’épaisseur. Il convient de signaler que cette coudée punique de 0,50 m est demeurée vivace à El Jem jusqu’à un passé très récent. Le mètre n’a pas réussi à la supplanter auprès des vieux maçons qui mesurent encore en coudées. 50 Nous avons remarqué que, contrairement à d’autres endroits et à d’autres périodes, les briques crues et le pisé en usage à Thysdrus à l’époque romaine forment une masse dense en terre très compacte ayant presque la consistance d’un béton. On est très loin de ce matériau si souvent décrit ailleurs et qui s’effrite sous la pression des doigts. 51 Très répandue à l’époque punique et romaine, l’architecture de terre est demeurée en vogue à toutes les grandes phases de la période musulmane. Les palais aghlabides des environs de Kairouan et bien d’autres monuments privés et publics ont été construits en terre. Cf. MARÇAIS G.. — L’Architecture musulmane d’Occident. 1954, p. 57. 52 Le fait de n’avoir pas rencontré de structures de terre jusque-là sur des sites comme Dougga, Althiburos, Bulla Regia, Henchir El Faouar ouThuburbo-Majus n’est sûrement pas étranger à l’abondance des carrières de pierre dans la proximité immédiate de ces sites. 53 Mes collègues et amis, MM. Mongi Boulouednine, Golvin, Mabrouk Hamrouni ainsi que Mohamed Bejaoui et M. Kefi m’ont apporté une aide précieuse pour l’élaboration de cette étude tant par la mise au point des dessins et des illustrations que par les discussions fructueuses que j’ai eues avec eux. Qu’ils en soient ici remerciés. Cette publication numérique est issue d’un traitement automatique par reconnaissance optique de caractères.
Pourbien enduire un mur, il faut appliquer l'enduit par petites zones de 50 cm de côté afin de l'étaler sur 1 mm d'épaisseur. L'enduit de lissage existe en poudre (à préparer) ou en pâte (prêt à l'emploi) et s'applique sur des moyennes et grandes surfaces. Kit Enduit Magic'Petits Défauts pour lisser facilement avec 80% de ponçage en
Le matériel nécessaire pour reboucher un trou dans un mur Si vous souhaitez reboucher un trou dans un mur, par exemple un trou laissé par des vis pour fixer un tableau ou des étagères, et que vous voulez que le travail soit bien fait et propre, vous aurez besoin d'un minimum de matériel, et de vous équiper D'un cutter ;D'une visseuse électrique en mode visseuse-dévisseuse ; D'un ciseau pince-tout ;D'un enduit universel de rebouchage et de lissage pour usage intérieur. Ce genre d'enduit se trouve désormais en préparation prête à l'emploi cette solution convient parfaitement à ce genre de petits travaux !D'une un trou dans un mur ne nécessite pas de grandes compétences en bricolage, mais pour que votre chantier se déroule dans les règles de l'art, assurez-vous d'avoir à portée de main tout le matériel nécessaire avant de commencer ! Reboucher un trou dans un mur étape par étape Voici comment procéder étape par étape pour reboucher un trou dans un mur Commencez par gratter l'intérieur de la tête de la vis afin d'en dégager la peinture. Vous pourrez ainsi utiliser plus facilement la visseuse utilisée en mode dévisseuse évidemment pour la dévisser et la sortir du mur ! Lorsque la vis est presque dévissée, saisissez le ciseau pince-tout, puis tirez sur la vis de manière à retirer la vis et la cheville du mur. Ne forcez pas trop le but n'est pas de créer un trou encore plus grand dans votre mur, ou d'abîmer la vis ou la cheville…Lorsque la vis et la cheville ont été retirées du mur, grattez le trou en biais avec le cutter, de façon à retirer les éventuels résidus. Puis, avec une spatule, prélevez un peu d'enduit de rebouchage dans le pot. Appliquez alors la spatule à plat contre le mur afin que l'enduit pénètre bien dans le trou. Avec l'autre côté de la spatule, lissez. Si besoin, appliquez une seconde couche d'un enduit plus fin. Si vous avez déposé trop d'enduit, frottez avec du papier de verre voilà comment reboucher rapidement, simplement et proprement un trou dans un mur ! L'astuce pour reboucher un trou dans un mur sans enduit ni matériel spécifique Vous avez l'état des lieux de sortie de votre appartement dans 30 minutes et vous avez complètement oublié de reboucher les trous laissés dans les murs par vos cadres et autres décorations murales ? Ne paniquez pas pour votre caution ! Même si vous n'avez pas d'enduit de rebouchage sous la main et pas le temps de vous lancer dans un chantier avec visseuse et compagnie, il existe une petite astuce toute simple mais redoutablement efficace pour reboucher en 2 temps 3 mouvements un trou dans un mur sans effort remplacez tout simplement l'enduit par… du dentifrice une pâte dentifrice de couleur blanche évidemment, sinon ça fonctionnera moins bien!.Pour combler un trou laissé par une vis ou un clou dans un mur, appliquez une petite couche de pâte dentifrice dans le trou, lissez simplement avec votre doigt, laissez sécher… et voilà le travail ! Video Comment reboucher un trou dans un mur - Lilibricole
Lestrous peuvent se boucher avec des pierres, des adobes, un béton d’argile, les fissures se bouchent à la terre, au torchis, jamais avec un matériaux dur qui pourrait faire
Nous mettons à disposition ces précieuses informations gratuitement, elles sont le fruit de notre expérience et d'un long que ça continue soutenez nous en adhérant ou en faisant un pisé ou Tapy en Provence est une technique de construction à base de permet de réaliser des murs porteurs entièrement en terre. Les murs sont assez épais de 40 à 80 cm, en fonction du type de terre et du nombre d'étage du bâtimentC'est une technique très répandue en France et à l'étranger, il y'a autant de type pisé que de type de Provence, on en trouve en général dans les secteurs ou il n'y avait pas de pierre à proximité pour bâtir en y'a encore beaucoup de bâtiment en pisé, voir même des villages entier, on ne le remarque pas toujours, car ils est souvent enduit. AvantagesTrès faible coût en écologique à de peu de être laissé à très forte inertie, bonne protection contre la chaleur.Présence de terre qui améliore la performance porteur. Inconvénients Mise en œuvre longue et fastidieuse. Peut être de séchage assez long avant l' d'isolation physiques du pisé Chaleur spécifique C = 0,85 kJ/kgConductivité thermique λ = 0,81 W/m°CCapacité thermique volumique 510 Wh/m3Perméabilité μ = 10Coefficient de déphasage pour un mur de 40cm 10 à 12 heuresBonne Résistance au feu Si vous devez rénover du pisé, voir les quelques règles à respecter- Pour boucher des trous, ou remplacer des morceaux de murs, il faut utilisé des matériaux qui ressemble au à dire de dureté et de pouvoir respirant équivalent, comme du pisé, de la BTC, des briques d'adobe, des bétons de terre principale difficulté de savoir doser les ingrédients en fonction de la qualité de votre terre. C'est à dire en général quand elle est trop argileuse, de lui rajouter du sable ou peut aussi stabiliser la terre à la chaux, mais ça n'est pas indicationsIl faut 400 litre de terre pour 200 litres de pisé. Soit 1 journée de travaille à 2 à la terre doit être argileuse et graveleuse maximum 15% d'argile, min 5% .Les apports de terre dans la banchée se font par couche de 10 à 15 cm de hauteurL'humidité du mélange doit être de 10%. Une boule se tient dans la main sans être faut faire maximum 2 mètre de haut, puis attendre 8 jours avant de graisser les endroit de fixation du coffrage avec un mortier maigre de faut renforcer les angles pierre, brique, mortier de plus de détail, reportez vous à ce document, qui explique en détails comment réaliser du pisé est assez tendre en surface, il y a 2 solutions- Faire un scellement au plâtre ou à la chaux assez profond 15 à 20 cm, en queue d' Si le pisé comporte peu de cailloux, utiliser des vis à bois directement dans la pisé n'utilisez pas de chevilles plastiques, ce sera moins résistant.. Elles devront rentrer d'au moins 10 à 15cm dans le pisé, voir plus pour des charges lourdes. Il faut une visseuse puissante. C'est la solution la plus résistante et la plus une ouverture dans du piséRien de plus simple, faites un trou qui traverse le découpez votre mur avec une scie à grosses dents. Elle sera usée après, ou utilisez une scie à béton le pisé comporte beaucoup de cailloux, il faudra découpez le mur au burin, ou avec un petit marteau il n'y a pas de fissure dans le mur, et pas de charge lourde au-dessus du futur linteau, on peut ouvrir sans étayer jusqu'à 1m de large. Au-delà , il vaut mieux étayer avant d'ouvrir. En cas de doute, étayez.
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Pas besoin de grandes quantités d’enduit Vous voulez déplacer un radiateur ou une prise électrique mais vous avez peur du gros trou que vous allez laisser ? Pas de soucis, il est possible de réparer un gros trou sans utiliser des quantités d'enduit. Démonstration avec le patch réparation de TOUPRET. A se procurer avant de commencer - Le patch de réparation TOUPRET. - Un pot d'enduit. - Une spatule de 10 cm. - Une cale à poncer. - Du papier abrasif grain fin. Préparez tout d'abord la surface. Si un papier peint est posé sur le mur, découpez un carré aux dimensions du patch et nettoyez bien les résidus de colle sur le support. Poncez légèrement la surface autour du trou, dépoussiérez, dégraissez et lessivez la surface. Munissez-vous du patch et retirez le papier qui protège la grille adhésive. Placez-le au centre du trou et appuyez fortement pour le fixer. Avec la spatule, étalez l'enduit en couche mince sur la grille. Répartissez légèrement autour de la grille pour que l'enduit se fonde visuellement dans le mur. Laissez sécher pendant 12 à 48 heures. Quand l'enduit est sec et bien blanc, vous pouvez poncer avec du papier de verre. A effectuer obligatoirement si vous voulez peindre ou poser du papier peint par-dessus. Et maintenant c'est à vous ! Date de publication le 15 mars 2011 A lire également ! Votre adresse email sera utilisée par M6 Digital Services pour vous envoyer votre newsletter contenant des offres commerciales personnalisées. Elle pourra également être transférée à certains de nos partenaires, sous forme pseudonymisée, si vous avez accepté dans notre bandeau cookies que vos données personnelles soient collectées via des traceurs et utilisées à des fins de publicité personnalisée. A tout moment, vous pourrez vous désinscrire en utilisant le lien de désabonnement intégré dans la newsletter et/ou refuser l’utilisation de traceurs via le lien Préférences Cookies » figurant sur notre service. Pour en savoir plus et exercer vos droits, prenez connaissance de notre Charte de Confidentialité.
Troisou quatre ouvertures réservées dans le mur de séparation servaient à l'alimentation des bêtes depuis le séjour. 3.5.3 La soupente . Située au-dessus de l’étable, la soupente (taaricht) consistait en un plancher portant sur des poutrelles scellées à un bout dans le mur-pignon et posées à l'autre bout sur le mur de séparation
La colle MAP ou mortier adhésif pour plaque de plâtre est de couleur blanche, conditionnée en sac de 10 à 25 kg. La marque Placo a développé son produit MAP Formule + qui permet de coller les plaques de plâtre ou les doublages de placo et son isolant. Notez que la colle s’utilise pour des travaux intérieurs uniquement. Dans les rayons des magasins de bricolage, à côté des enduits et des colles trônent la colle MAP. Multifonction, elle s’utilise dans tous vos travaux de rénovation de mur intérieurs et plafond. Pour boucher un trou ou cacher un défaut, le mortier colle est devenu indispensable dans les chantiers peu importe le support plaque de plâtre, brique, béton cellulaire. À quoi sert le mortier adhésif ? Qu’est-ce que le produit colle MAP ? Comment bien le gâcher en respectant le mélange ? Sur quels supports appliquer le mortier colle ? Utilisation du mortier Adhésif PlacoPlâtre MAPSupport pour le MAPPrix au kilo du MAPBien doser le MAPLe gâchage du mortier colle MAP + EAUComment faire du MAP ?Avantage de la colle MAP dans les travaux intérieursMéthode de collage avec plot le doublage des mursColler un panneau isolant avec du MAPLe doublage en polystyrène expansé Utilisation du mortier Adhésif PlacoPlâtre MAP La colle adhésive dite MAP est un mortier en poudre à base de plâtre et de résine. De couleur blanche, elle est utilisée dans les travaux intérieurs sur mur et plafond pour Le collage de doublage polystyrène, laine de roche, laine de verre, polyuréthane, Le collage de doublage de plaque de plâtre avec la technique de plots de mortier, Ainsi que les petits travaux de rebouchage de trous. En réalité, la colle MAP fait bien plus. Elle peut intervenir dans les travaux de collage, scellement et de rebouchage. C’est une colle multifonction puisqu’elle adhère à différents supports muraux. L’utilisation du mortier MAP est un type de pose du placo. La plus courante reste la mise en place d’une ossature métallique. Support pour le MAP Le MAP est autant apprécié car il est multifonction. Si le MAP a été conçu spécialement pour le collage de plaques de plâtre à bords amincis avec ou sans isolant, il s’adapte à différents supports en intérieur. Pour la partie isolante, vous pourrez utiliser du mortier colle avec la laine de verre, laine de roche ou du polystyrène. Sur les murs ou les plafonds, le mortier adhésif s’utilise sur de nombreux supports Mur en parpaing, Mur en brique, Du béton banché, Du béton cellulaire, Une cloison en carreaux de plâtre, Des anciens murs en mâchefer. À partir du moment où le support est sain et sec, le mortier adhésif fera le travail. À savoir reboucher, sceller ou coller des isolants / plaque de plâtre. Vous ne devez pas poser de MAP sur des murs poreux, recouverts de papier peint ou de fibre de verre. Si c’est le cas, il est préférable de retirer l’ancien revêtement pour retrouver vos murs d’origine. Prix au kilo du MAP Pour le sac de MAP de 10 kg, comptez entre 0,62 et 1 euro le kg. Son prix au kilo oscille entre 0,32 à 0,44 pour les sacs de 25 kg. Ainsi selon le conditionnement, le prix au kilogramme du MAP est quasiment doublé. Ainsi, préférez un sac de 25 kg de mortier adhésif. Le MAP est un produit de la marque Placo. Les autres marques comme Semin ou Facilis ont l’appellation mortier adhésif Bien doser le MAP Le mortier adhésif est conditionné en sac de 10 à 25 kg sous forme de poudre. Vous l’aurez compris, elle n’est pas prête à l’emploi, il faut falloir le gâcher. Pour cela, il faut connaître le bon dosage et la technique de mélange. Le gâchage du mortier colle MAP + EAU La préparation du mortier colle est simple à mettre en œuvre. Pour le dosage du MAP, il vous faut de l’eau uniquement. Pour un sac de 25 kg de mortier colle, vous devez diluer avec 14 à 15 litres d’eau. Comment faire du MAP ? Pour effectuer le gâchage du mortier MAP, veillez à respecter cette préparation Dans un seau propre, puis versez de l’eau, Puis ajoutez du mortier colle petit à petit, Remuez le mélange avec un malaxeur monté sur une perceuse ou à la force de vos bras, Remuez jusqu’à obtenir une pâte onctueuse et sans grumeaux. Elle sera facile à appliquer et ne coulera pas le long du mur. Préférez un gâchage mécanique pour obtenir un mélange onctueux. Afin que la pâte prenne bien, il est recommandé de la laisser reposer pendant une dizaine de minutes avant son utilisation. Le mélange du mortier adhésif est composé de MAP et d’eau. Pour le dosage, c’est environ du 2 pour 1 d’ gâchage est réussi lorsque vous avez une pâte homogène et sans grumeaux. Avantage de la colle MAP dans les travaux intérieurs Le mortier adhésif MAP a plusieurs avantages, c’est d’ailleurs pourquoi il est tant apprécié des plaquistes professionnels. Tout d’abord, le mortier colle MAP est conforme à la norme NF EN 14496. Le sac de MAP Formule + de chez Placo se veut plus adhérent au support, plus fin à l’application avec un meilleur rendement. Une utilisation comprise entre 1 h 30 à 2 heures. Le Map a la caractéristique de ne pas sécher rapidement, ainsi vous pouvez le manipuler pendant un long moment. Ce temps d’emploi allongé est pratique dans vos travaux de rénovation de mur. Pour le séchage complet du MAP, il faut attendre 24 heures. Ensuite, il est possible de le poncer par rapport à du ciment qui sèche vite et devient inutilisable. Le mortier adhésif offre un rendement élevé. Ainsi, avec 10 kg de MAP, vous pouvez recouvrir environ 6 m2 de surface. La marque Placo vise à réduire la consommation au m2 de colle MAP, on l’estime à 1,8 kg de MAP au m2. La colle MAP se travaille facilement aux couteaux à enduire. Elle permet de reboucher plus facilement des trous avec une fine couche de rebouchage. Ainsi, il est possible de corriger des grandes irrégularités de mur avec précision. La fine couche de MAP déposée sera poncée rapidement avec une cale ou une ponceuse girafe. Méthode de collage avec plot le doublage des murs La première utilisation du MAP est la mise en place de plots de mortier sur la plaque de plâtre. Ceci permettra de coller le panneau contre le mur sain et propre c’est ce qu’on appelle faire le doublage des murs. Préférez l’utilisation du mortier colle dans des températures comprises entre 5 °C jusqu’à 30 °C pour l’air ambiant ou les murs. Ainsi, évitez de poser du MAP sur des murs intérieurs en plein soleil en été. Coller un panneau isolant avec du MAP Pour coller un isolant sur votre mur, on utilise le mortier colle MAP. On veillera à l’appliquer soigneusement pour garantir la durabilité de l’ouvrage. Comment mettre des plots de MAP sur votre isolant ? Pour quelle quantité ? La première chose est de préparer le support afin qu’il soit sain, sec, dépoussiéré. Pour cela, vous devez retirer les morceaux de papiers peints récalcitrants ou de fibre de verre. Vous rebouchez les petits trous au mur et poncez les aspérités disgracieuses. Ce travail préparatoire consiste à faire adhérer le mortier colle au support. Sinon, il existe des sous-couches ou primaires d’accrochage qui aideront les supports trop secs ou trop absorbants à mieux adhérer au map. Ensuite, vous allez déposer sur votre panneau isolant polyuréthane, polystyrène des plots de colle MAP. En général, les plots de MAP ont un diamètre de 10 cm avec une épaisseur de 4 cm. Comptez environ 10 plots par m2 d’isolant, soit un espacement de 40 cm entre chaque plot. Coller votre panneau isolant directement sur le mur. Recommencez l’opération sur tout le mur à isoler en veillant à garder de niveau le mur. Il reste la partie finition à faire comme les joints entre chaque panneau ainsi que les interstices au sol et au plafond. Pour cela, vous utilisez de l’enduit à joint. Puis, enchaînez sur l’enduit garnissant ou de lissage directement. Pour les supports poreux, il est recommandé de prévoir une sous-couche. Par exemple, le plâtre étant un matériau absorbant l’eau, la colle MAP aura des difficultés à tenir. Le doublage en polystyrène expansé Il existe des panneaux de doublage en polystyrène expansé, le PSE. Une partie avec une plaque de plâtre en BA13. L’autre partie avec l’isolant en polystyrène expansé. Ces panneaux sont de plus en plus utilisés dans les travaux d’isolation thermique intérieure des murs. Avec une dimension de 2,5 m de longueur et 1,2 m de largeur, ils permettent de réduire considérablement les raccords. Les bords amincis de la partie plaque de placo permettent de faire facilement les joints avec du calicot et bandes à joint. Pour choisir, deux éléments seront à comparer Le lambda c’est-à -dire La conductivité thermique du matériau exprimé en w/mK. Plus la valeur est faible, plus l’isolant est de qualité. Le coefficient thermique R pour l’isolation des murs exprimé entre m2 K/W. Il est compris entre 0,5 et 3.
Choisissezla bonne taille de bouchons et de forets pour vos vis. Il y a des chevilles qui prennent des vis de calibre 4mm, il y en a qui prennent 5.5mm bien que les chevilles murales viennent dans un bon nombre de couleurs. Optez pour des chevilles spécialement conçues pour être utilisées dans les panneaux de plâtre si vous percez dans un mur en colombage (plutôt qu'en
Tablettes d’exécration Posté par le 15 Juil 2011 dans t 0 comments Les tablettes de défixion defixio en latin, καάδεμο / katádesmos en grec ancien constituent le type de témoignage le plus répandu qui nous soit parvenu de la magie antique. Wikipedia français; l’article Wikipedia en allemand est très fouillé et documenté!. Ci-dessous une defixion trouvée à l’Hospitalet-du-Larzac, publiée dans l’article Wikipedia français. Les tablettes sont des feuilles très minces de plomb et contiennent des textes généralement gravées dans des lettres minuscules, puis souvent roulées, pliées ou percées de clous. Elles étaient ensuite enterrées dans des fosses ou tombes, jetées dans des puits ou des piscines, cachées dans des sanctuaires souterrains, ou clouées sur les murs des temples. Les tablettes sont également utilisées pour des conquêts amoureuses. Dans ce cas on les met dans la maison du ou de la désirée. Ces defixiones ont un grand intérêt linguistique. Je les ai découvertes à propos de l’étymologie des mots occitans aurat léger, évaporé; tête au vent, étourdi, imprudent » et la forme fan, efan enfant » en occitan. Maurice Jeanneret La langue des tablettes d’exécration latines. Thèse de Neuchâtel, 1918. Les textes en latin ou grec que nous avons, nous sont en général parvenus sous forme de copies de copies de copies. Avec ces tablettes nous avons des manuscrits d’auteurs! Je les trouve passionnantes, tellement loin du latin classique que j’ai appris au lycée, le latin d’ Ovide, de Virgile et de Seneca, mais tellement proches des hommes et des femmes qui vivaient dans notre région il y a 20 siècles. Je n’ai pas pu m’empêcher de chercher d’autres defixiones et j’ai trouvé celle-ci une idée intéressante pour ceux qui jouent au PMU ? CUIGEU » Je t’adjure, démon, qui que tu sois, et je te demande à partir de cette heure, de ce jour et de ce moment, de crucifier et de tuer les chevaux des verts et des blancs, de tuer et de briser les cochers Clarus et Felix et Primulus et Romanus et de ne pas leur laisser la vie ; je t’adjure par celui qui t’a libéré aux temps des dieux de la mer et de l’air. IAÔ, IASDAÔ, OORIÔ, AÊIA. » Source Audollent 1904, n° 286Dessin du démon sur sa poitrine Antmo » ; au dessous Noctiuagus Tiberis Oceanus CENSEU CINBEU PERFLEU DIARUNCO DEASTA BESCU BEREBESCU ARURA BEZAGRA Voici un exemple d’une telle tablette trouvée en Calabre, de l’époque où on y parlait encore grec! Si cette forme de magie vous intéresse, taper defixio » sous Google et vous trouverez une grande quantité de sites. La defixio désigne le procédé par lequel on exécute la deuotio. Il faut rattacher ce mot au verbe latin defigere = ficher, enfoncer, clouer ; defigere nomina cera transpercer un nom écrit sur la cire maudire qn » Ovide. Il s’agit d’un rite d’envoûtement très ancien connu des Egyptiens, des Grecs et des Romains. La maladresse des inscriptions et des tracés prouve que ces tablettes étaient rédigées par tout un chacun, et souvent à la sauvette. De même, le caractère stéréotypé des formules, accompagnant une langue vulgaire remplie d’injures, traduit une tradition orale. Ma source Tafanari, Fanny Posté par Robert Geuljans le 25 Oct 2011 dans t 1 comment Tafanari fesses, cul spécialement de Fanny voir les règles de la pétanque». Probablement emprunté à l’italien ou à l’espagnol. A Mâcon le tafanari s’appelle tout court le fanny. A Lyon la forme prend un s- stafanari. ce qui indique un emprunt récent. pour les collectionneurs J’ai surfé un peu en cherchant l’origine des mots Tafanari et Fanny et j’ai été surpris que tafanari se retrouve non seulement dans le sud de l’Italie à Cilento note1 , mais aussi dans le Nord, à Milan et à Venise ainsi qu’en espagnol. L’auteur d’une liste des arabismes à Cilento écrit tafanario – deretano = la parte posteriore del corpo; il sedere N460 ; sp. tafanario. » Comme étymologie il propose arabe tafar + tafran » qui n’a pas le sou » ; note2 tafran homme malpropre. » Vedi S.= voir S. =?? tafnar ». Une autre source dit que tafanariu signifie anus ». Nous avons plusieurs propositions étymologiques pour tafanari 1 arabe tafar croupière ». Un visiteur m’écrit le mot arabe est thafar th = th anglais dans thin ». Leo Spitzer dans la Z 511931 émet des doutes pour deux raisons. D’abord pour une raison de principe. de recherche généralement admis. Il faut dans la mesure du possible expliquer l’histoire d’un mot en interne », c’est-à -dire dans la langue de la région. Secondo, dans le cas de tafario , cela suppose une dissimilation -r- / -r- > –n- / -r- et en plus une dérivation avec un suffixe –ariu qui est plutôt savante. 2 arabe tafar + tafran qui n’a pas le sou ». Embrasser Fanny ou baiser Fanny n’est pas une récompense. Cela veut dire perdre une partie sans avoir marqué un seul point! un grand 0. 3 D’après un dictionnaire italien, le Garzanti, tafanario est un dérivé de tafano taon » à cause de l’habitude de ces insectes de piquer les postérieurs des quadrupèdes ». Alors tafano serait comme notre tavan et français taon. du latin tabanus. Spitzer penche pour cette étymologie donnée par Giuseppe Boerio dans son“ Dizionario del Dialetto Veneziano ” Venise, 1856, tafanario. Celui-ci avait trouvé dans un vocabulaire sicilien le texte suivant Eo quod ibi confluant muscae tabani translate de hominis sede » . Le mot serait alors d’origine italienne pour des raisons d’ordre phonétique, parce que la forme tafano talantum poids grec; une somme d’argent » n’explique pas grand chose. Pour comprendre le sens désir; envie, faim » il faut suivre son évolution sémantique et savoir dans quels contextes il a été utilisé. un talent grec Vous pouvez lire tous les commentaires notamment sur le toponyme Picotalent. de cet article ici Talh, tal Posté par Robert Geuljans le 25 Oct 2011 dans t 0 comments Talh »tranchant d’une lame » est dérivé du verbe talhar tailler » qui peut être un verbe réfléchi comme dans se talhar lo det se couper le doigt ». L’étymologie est probablement le verbe taliare couper » qui n’est attesté qu’au VIe siècle, mais a dû exister bien avant, puisque le verbe se retrouve dans toutes les langues romanes. Le substantif talea branche, scion, bâton, pieu » par contre se trouve bien dans le latin classique. Lo talh tranchant » est limité à l’occitan et quelques parlers franco-provcençaux dans l’Ain, l’Isère, l’Oisans et la Vallée d’Aoste. Lhubac donne la forme tal pour le de Gignac, une forme que nous retrouvons dans d’autres dictionnaires comme ceux d’Alès , de Toulouse, de Cahors, etc. Dans le Cantal tal est passé à tar, toujours avec le sens tranchant ». Déjà en ancien occitan lo talh, tal a aussi pris le sens action de tailler, la coupe; coupure, blessure » et notamment en languedocien morceau, partie ». Dans tout le domaine occitan on se taille des talhons et des talhous de fruits, de tarte ou de viande et Champsaur. Claude Achard m’envoie le commentaire suivant à propos du mot talh me revient l’expression qu’employait Albert Alliès, le fils de l’;érudit piscénois Albert-Paul Alliès. à propos d’un bon morceau, à table, il disait èra al talh de galavard, qu’il traduisait était un morceau digne d’un gourmand » j’aurais plutôt dit un talhon per galavard » mais alors ce serait peut-être interprété »un morceau pour goinfre » . Amicalement Parmi les nombreux autres dérivés de taliare j’ai choisi le tailhoro qui désigne dans les Alpes Maritimes l’écharpe du maire » Talos Posté par Robert Geuljans le 25 Oct 2011 dans t 0 comments Talos imbécile, sot, maladroit » Lhubac. J’ai retrouvé ce mot dans le Trésor de Mistral Voilà une évolution sémantique bien languedocienne. Le sens imbécile, sot, maladroit » est pratiquement limité à notre région, à quelques exceptions béarnaises près. On perd un peu le Nord avec toutes ces significations données par Mistral. Même le FEW en a laissé traîner quelques-unes dans les volumes des Incognita. Les Romains ont emprunté le mot thallus tige verte; peut-être une tige de myrthe » au grec thallos. Il est resté en italien et espagnol tallo, en portugais talo tige » et français talle branche etc. » Nous le retrouvons dispersé dans tout le domaine gallo-roman. tige de myrthe el tallo Dans le sud du domaine de la langue d’oïl et en occitan existe un dérivé talos avec le sens morceau de bois qu’on attache au cou des bêtes pour les empêcher de vaguer ». Ensuite on fait la même chose avec les clefs actuellement surtout dans des hôtels. Les deux sens sont attestés à Castres. Je propose donc le mot talos pour français porte-clefs. talos et un talos usb L’évolution sémantique dans notre région a dû être tige de bois > morceau de bois > bâton > bâton attaché au cou d’un animal > démarche maladroite d’un animal avec un bâton au cou > personne maladroite > imbécile. Les autres significations données par Mistral s’expliquent toutes à partir de ces différents stades. Pour Covès Sète talos est un adj. avec le sens peu soigneux; qui a tendance à tout casser ce qu’il touche ».L’abbé de Sauvages donne en plus le dérivé taloussarié bêtise, balourdise » et dans l’Aveyron la talouósso est un vieux sabot ». Beaucoup de renseignements complémentaires pour ceux qui comprennent le gascon, dans Lo blog deu Joan, trois pages, intitulées faus-amics talòs e talòs, talòssa e talòssa / talossa, pal e pau Tancar Posté par Robert Geuljans le 26 Oct 2011 dans t 0 comments Tancar fermer avec une barre, boucher, arrêter » A. En français régional tanqué ressassié » Lhubac; tanquer se fixer, se placer, se caler » And, qui ajoute dans le milieu des boulistes une attitude de pieds joints, pieds fixés. En Camargue il y a des biou qui se tanquent, c’est-à -dire qui ont tendance à se tanquer dans les angles » de la piste suivez ce lien. A Sète entrer en collision » tanquer contre un platane. Covès. Etymologie Le latin connaissait l’expression aqua stans à l’accusatif aquam stantem eau stagnante ». On suppose qu’un verbe *stanticare a été formé à partir de cette expression, avec le sens arrêter l’écoulement de l’eau, du sang, etc. »qui a donné en ancien occitan estancar idem; rendre imperméable » 1300 et l’adjectif dérivé estanc qui s’arrête » en parlant d’un écoulement de sang » Béziers, 1300 . Ancien occitan estanca écluse », provençal restanco id; digue; morceau de bois qu’on place au travers du pétrin pour empêcher la pâte de s’étendre ». Un estanc est de l’eau stagnante, un étang. Anglais tank réservoir, cuve, citerne; char depuis 1915 a probablement la même origine. Au XIIIe siècle le sens est devenu plus général s’estancar s’ arrêter ». Les attestations viennent surtout de l’occitan et du wallon. Comme celles du composé languedocien tanca-buòu bugrane », également appelée arrête-bœuf » voir ci-dessous, qui se retrouve à 1000 km vers le nord, à Liège stantche-boû et en italien stancabue. Pour arrêter une branche pleine de fruits de s’incliner on utilise un estanc étai, poteau » aoc, dans l’Aveyron une estanco pour l’estonquà . Et quand on va destancà la porte, on va enlever la barre Alès. La notion barre en bois » prend le dessus dans ancien occitan tanc chicot, écharde » 1220 souche d’un arbre abattu » plus tard tanco barre d’une porte » S ainsi que le verbe tancar fermer la porte avec une barre » XIIIe s., arrêter une roue avec une cale; enfoncer » et au figuré attendre de pied ferme ». Nous voilà de retour chez les gros mangeurs qui sont tanqués et les boulistes qui ont les pieds tanqués! En ce qui concerne la pétanque le TLF écrit Mot d’orig. prov. Il vient de l’expr. pétanco pied qui a la fonction d’une tanco, d’un pieu» composé de pé pied» et de tanco étançon, pieu planté pour fixer quelque chose», du même radical que étancher* d’où jouer à pétanque au sens propre lancer sa boule le pied fixé au sol, sans prendre d’élan» cf. et 5; FEW et 236b, note 11, déformé en jouer à la pétanque, peut-être à cause du bruit des boules de métal qui en se choquant pètent» DUPRÉ 1972. Le jeu passe pour avoir été créé à la Ciotat à Marseille en 1910, cf. l’inscription qui figure sur la plaque de la Ciotat C’est en l’an 1910 sur ce terrain que fut créé le Jeu de Pied-Tanqué». » L explication de Dupré, 1972, cité par le TLF est de l’étymologie populaire . Il s’agit d’une interprétation française ». Le panneau ci-dessus prouve que le jeu s’appelle pied-tanqué. Son nom vient du provençal pèd tanco , c’est-à -dire »pieds joints et fichés au sol », » au pluriel! Cette miniature trouvée dans un site du CNRS montre que la pétanque est bien plus ancienne!. Ou s’agit -t-il d’un autre jeu de boules? Il y en a un qui tanca. Miniature trouvée dans un site du CNRS, magnifique!!. Cliquez ici ou sur l’image pour y aller! Une autre attestation du jeu de boules Au XVIe siècle, le 14 juillet 1592 le Consistoire protestant de Ganges a remonté les bretelles Jehan Olivié Cest présenté Jehan Olivié. A esté censuré de avoir esté treuvé en jouant aux boules durant que le prêche se dicoict. Tanca-buou arrête-bœuf ». Bugrane l’article en allemand est b s’appelle ainsi parce que leurs racines traçantes font obstacle à la charrue, d’après Wiktionnaire. D’après Wikipedia allemand, les épines peuvent blesser le bétail aux pieds . Qui a raison?? Wikipedia italien donne I nomi comuni tipo Arrestabue o Stancabue è inteso in quanto le spine di questa pianta non sono gradite da questi animali. Un altra versione ci dice invece che a causa del suo voluminoso ceppo radicale i buoi sotto l’aratro non poco faticavano quando il campo ne era infestato. Autres langues Catalan estancar étancher », espagnol estancar retenir, étancher; monopoliser un commerce estanca bureau de tabac et portugais estancar arrêter, fermer ». Le catalan connaît aussi les formes sans es- tancar fermer », tanca, tancada se dit d’une personne inaccessible » etc. En italien stanco signifie fatigué », un développement sémantique de effet > cause. Le même sens a existé en ancien occitan estanc XIIIe et en ancien français estanchier tomber de fatigue ». Anglais to staunch arrêter l’écoulement du sang » 1300 et breton stancguaff idem, ont été empruntés au français. Pour les toponymes qui font partie de cette famille de mots voir Pegorier, Estan- Oc, et Stang, Stankell Breton Taoulié banc en pierre’ Posté par Robert Geuljans le 21 Mai 2020 dans t 0 comments Tâoulié Banc en pierre coquillière en un seul bloc ou en trois parties que l’on pouvait voir sous les fenêtres des maisons du centre du village dont il en reste seulement quelques vestiges. Les soirs d‟été, on sortait une ou deux chaises et son propriétaire et les voisins échangeaient les nouvelles. Dans la journée, on y voyait aussi des gamattes avec du linge qui trempait, La bugade. Avec la nouvelle urbanisation, ses villas, ses clôtures et la Télé, ce petit édifice de convivialité n‟est plus à la mode. Il y en avait un dans ma rue à Manduel, mais il a été enlevé parce qu’il gênait les automobiles à la sortie de l’école. Étymologie est le latin tabula planche »FEW XIII,1 Pour L’abbé de Sauvages tâoulié est aussi un terme de magnaguier table » ou tablette » d’un atelier de vers-à -soie qu’on dresse avec des planches ou des claies. Sauvages 1 Tap, tapia Posté par Robert Geuljans le 26 Oct 2011 dans t 0 comments Tap argile, tuf, couche de terre très dure, non perméable » et tapia mur en terre, pisé ou torchis » sont très bien attestés en languedocien et en gascon. Ils sont d’origine inconnue d’après le FEW XXI, 38a-39a, mais le fait que dans le Sud-Ouest tap, tapèl et tapia signifient talus » d’après les informateurs des Atlas linguistiques, permet peut-être de rattacher ce groupe de mots aux familles tappon boucher » et/ou *tappjan fermer, boucher, couvrir ». En consultant le livre de Claudette Germi, Mots du Champsaur, je vois qu’il y a en Provence et dans des parlers franco-provençaux un type tape, classé dans le FEW sous un étymon pré-latin tippa motte de terre ». Tape signifie en Champsaur plat herbeux entre deux rochers ». Notre tap fait peut-être partie de la même famille. Une fois de plus nous constatons que les noms donnés à la configuration du terrain, sont très anciens.
Boucherun petit trou dans un mur rapidement. Lorsqu'on voit un petit trou dans un mur, on peut le boucher très rapidement en le colmatant avec de la pâte dentifrice. Si le mur est coloré, il va
Encore un chantier sans photo. J’ai demandé à 3 de mes conscrits, Jean-Claude, Bernard et Gérard M. de me donner un coup de main pour faire du TPC rappel, c’est du Terre-Paille-Chaux de façon à couvrir toutes les gaines électriques pour que mon autre conscrit, Gérard B. puisse tirer les fils dans les gaines. Et j’avais précisé que l’on ferait aussi du rebouchage de gros trous au RdC, car il y a vraiment de très gros trous dans les murs. Ceux dûs à l’humidité et ceux que j’ai faits pour passer divers tuyaux. Sans trop y croire, j’avais aussi envisagé de compléter le chargement des murs entamés lors du WE des 9 et 10 mars. Je peux vous dire qu’à 3, ils m’ont mené la vie dure. Ayant acquis l’expérience de la bétonnière lors du WE, je m’y suis mis. Et là , j’ai eu du mal à suivre. Lors du WE, j’alimentais deux bétonnières et sans que ce soit de tout repos, j’arrivais sans problème à assurer. Avec eux, j’ai eu du mal à les approvisionner avec la grosse bétonnière. Ils allaient nettement plus vite. Il faut dire que, pour tous les trois, ce n’était pas leur premier chantier de projection d’enduits pas chez nous, mais ailleurs. A la pause déjeuner, ils avaient caché toutes les gaines électriques et rebouché les gros trous attention, comme il ne faut pas en mettre plus de 3 à 4 cm d’épaisseur à la fois, les trous n’étaient pas complètement bouchés, mais ce qui pouvait être fait l’était. Après le déjeuner, ils ont chargé les murs de la pièce du bas à gauche. Sans que les murs soient finis, ils ont été sacrément avancés. Ca nous a remonté le moral, à Bernadette et moi. Ca confirme ma conclusion du chantier précédent losqu’on fait des chantiers avec du monde et qu’il faut faire une couche épaisse, il ne faut pas chercher à finaliser un mur, mais il faut avancer le remplissage où l’on va manipuler des tonnes de matière terre, sable, chaux, en divers mélanges alors que les enduits de finition nécessitent nettement moins de matière. C’est peut-être long de faire les finition, mais on a nettement moins de seaux à transporter, et çà compte énormément. L’autre chantier qui a commencé ce jeudi est fait par des professionnels. La réfection de la toiture de l’annexe. J’ai pris des photos car là j’ai eu du temps pour le faire, alors que lorsque je suis acteur d’un chantier, je n’ai pas le temps de prendre les photos. Ce chantier sera l’objet d’un prochain article. Les 9 et 10 mars, chantier participatif encadré par Thierry Baruch c’est lui qui m’avait donné l’idée et m’a aidé dans le démarrage de l’ouverture en arc faite il y a deux ans. Le but était de faire le maximum d’enduits dans les deux pièces à gauche de l’escalier une en haut et une en bas. J’avais installé une poulie que Thierry m’avait passé le jour où nous avons fait le gobetis sur certaines partie des murs de façon à monter les seaux sans passer par l’escalier mais en les faisant passer par la fenêtre. Ah oui, j’ai failli oublié de parler de l’étape du gobetis. Le gobetis est un mélange assez liquide de sable et de chaux 1 vol de sable pr 1 vol de chaux projeté à la tyrolienne. On a fait ça sur les pierres, sur les restes de chaux et après avoir tramé, sur les bois qui seront recouverts d’enduits. Ceci pour que les enduits adhèrent mieux par la suite. Pour suivre les détails avec photos, allez donc sur le site de Thierry Pour ma part, j’ai un regret, celui d’avoir dit que je voulais, sur les murs sud et nord, un mur fini, cà d ne nécessitant pas un enduit de finition par dessus. Or comme vous l’avez vu dans le reportage de Thierry, j’avais mis des montants verticaux de niveau de façon à guider les stagiaires pour qu’ils arrivent à donner la bonne épaisseur. Chacun s’est évertué à faire son bout de mur du mieux possible. Or quand j’ai enlevé les montants et que j’ai bouché les trous laissés par ces montants, il a fallu repasser par dessus le travail déjà fait. La prochaine fois, on s’organisera différemment et on fera du remplissage, puis on retirera les montants, on bouchera les trous et seulement à ce moment-là on passera à l’étape finition. Et si ce n’est pas possible on fera un enduit de finition plus tard. Ce qui est important, et Thierry me l’a bien fait remarquer, c’est qu’on a passé près de 3 T de matière. Si j’avais du faire ça tout seul j’y serais encore. Lundi et mardi, j’ai retiré les montants en haut et j’ai commencé les finitions. Pour l’instant, les murs sont marrons foncés à cause de la terre mouillée, mais j’ai mis un échantillon au soleil et il est devenu crème clair en séchant. Un très léger badigeon à la chaux et les pièces seront très lumineuses. Au RdC, comme il y a du chaux liège sur les soubassement, il fallait simplement remplir entre montants au dessus du chaux-liège. Malheureusement, on avait prévu trop gros et à peine 1/4 de la surface a été couverte. Une fois que ce sera fait, il faudra faire un enduit de finition 1 cm maxi pour couvrir les corps d’enduits de nature différente. Un autre chantier est prévu ce jeudi 21 mars, avec des conscrits. Il s’agira de recouvrir toutes les gaines électriques avec du TPC terre-Paille-Chaux de façon à ce que l’ami un autre conscrit qui m’aide à faire l’électricité je devrais dire que c’est moi qui l’aide car il a une grande maitrise du sujet puisse passer les fils dans les gaines. Tant que les gaines ne sont pas rigidifiées, les fils ont beaucoup de mal à passer car ils arrivent à faire bouger les gaines qui ont une certaine souplesse. Une fois les gaines bloquées, on s’attaquera aux trous dans les murs et je peux vous assurer qu’il y en a. Entre ceux qui avaient été creusés par l’humidité quand celle-ci était bloquée par les ciments intérieurs et extérieurs et ceux que j’ai fait pour passer des tuyaux, ça va faire quelques bétonnières de TPC. J’ai aussi demandé à Marco de venir, la semaine prochaine, me remontrer la technique de l’enduit chaux-sable projeté au sablon. J’avais vu ça lorsque j’étais allé l’aider chez lui. Mais c’était avant qu’on ait finalisé l’achat de la ferme et depuis, j’ai oublié les dosages. On va s’occuper des murs des locaux techniques. Il faut qu’ils soient propres et à peu près lisses, recouverts d’un badigeon par dessus l’enduit, pour que l’on puisse poser la goulotte électrique, les diverses matrices pour l’eau chaude, froide, de récupération des eaux pluviales dans ces locaux. Et on aimerait bien que l’eau et l’électricité soient installés le plus rapidement possible. Dès que ce sera fait, il faudra qu’on s’occupe de mettre une salle d’eau en état car la douche de la caravane est toute petite et ce sera plus confortable de prendre la douche à l’intérieur, dans une grande douche, plutôt que dans une douche minuscule. Comme nous devons mettre la caravane dans la cour début avril, il y a des travaux à faire impérativement avant cette date. La toiture de l’annexe en fait partie et ça devrait se faire très prochainement. Mais avant la toiture, il faut finir les VRD car, entre autres contraintes, les futures gouttières de la toiture doivent arriver dans un regard et l’eau être rejetée dans le puits. Mais comme tout est lié, il faut poser le drain côté sud-est sous le PVC de la gouttière Et il faut aussi pouvoir reboucher le trou qui se trouve à côté du compteur d’eau, car la caravane sera juste au dessus de ce trou. Et ce trou a été gardé car je veux dériver l’arrivée d’eau du voisin. Nous avons une servitude liée à cette arrivée d’eau. Au début, tout ne faisait partie que d’une seule propriété. Le propriétaire est donc passé par la cour pour alimenter le cuvage. Lorsque la propriété a été divisée, la servitude a été créée. Mais le tuyau, tel qu’il est placé nous empêchera de planter un arbre dans la cour, les racines devant obligatoirement être à plus de 2 m du moindre tuyau. Lorsque j’ai fait faire le raccordement du tout à l’égout, on a passé un nouveau plymouth le long du tuyau et on a laissé le trou juste à côté du regard du compteur d’eau pour pouvoir faire le raccordement. Cette fois-ci, on a fait une tranchée pour trouver l’autre bout du tuyau et faire le raccordement. Un regard de plus dans la cour. Il y a aussi les gaines et tuyaux pour l’atelier. Depuis le temps que la tranchée est ouverte, il faut en finir. Reste aussi à passer de l’autre côté du mur de la propriété les gaines pour électricité, réseaux et sonnette. Je vais essayer de faire arriver les lignes en souterrain plutôt qu’en aérien. Peut-être que je n’arriverai pas à tout avoir en enterré, mais ce qui le sera dénaturera un peu moins le paysage. Comme il y a urgence, j’ai trouvé deux retraités qui m’ont rendu le service de faire ces VRD. C’est possible car j’ai la minipelle ainsi que compresseur et marteaux piqueurs pour passer sous les murs. Ils ont fait en 4 jours ce qui m’aurait pris 1 mois. On voit que c’était leur métier lorsqu’ils étaient dans la vie active. Ils sont heureux de faire ce type de travail car ça leur rappelle a période active et ça les sort de chez eux. Je n’ai malheureusement pas pris de photos car j’étais à l’intérieur. En plus de la cour, ils ont aussi mis en place les gaines et tuyaux dans le jardin. Et ils ont fait un puits perdu pour le trop-plein de la cuve de récupération des eaux pluviales. La gaine permettra d’amener l’électricité au hangar qui sera probablement transformé en garage un jour. Le tuyau, permettra d »amener l’eau de récupération des eaux de pluie au jardin, sans être obligé, comme aujourd’hui, d’avoir un très long tuyau d’arrosage. Pour le trop-plein, j’envisageais initialement de le faire revenir au puits, mais c’était assez compliqué avec des passages sous le mur séparant jardin et cour et il y avait une histoire de pente limite. Lorsqu’on avait posé la cuve, on avait vu que sous 1,20m d’argile, il y a un sable très fin. On a donc décidé d’aller rejeter le trop plein dans ce sable. Un trou profond de plus de 2,50m, dont un peu plus d’un mètre de sable. On met des gros graviers au fond, on amène le PVC dans ces graviers et on remet des graviers de façon à ce que le PVC soit bien protégé par ces graviers. Un bidim par dessus pour éviter que la terre ne vienne boucher ce drain » et on remet la terre par dessus. On ne le voit donc plus et on pourra planter de la pelouse par dessus. Un gros chantier de terminé. Il ne me reste plus qu’à dégager l’ancien cochonier qui va servir comme local à granulés et lorsque ce sera fait, je vendrai la minipelle. J’espère que ce sera vite le cas car c’est la bonne période pour vendre la minipelle. Nous avons mis notre maison actuelle en vente sur le bon coin et elle s’est vendue en moins de 10 jours. On pensait que ça prendrait au moins 3 à 6 mois. De ce fait, le 6 mai nous aurons donné les clés aux nouveaux propriétaires. Mais la ferme n’est toujours pas habitable et à part une pièce qui devrait l’être assez rapidement, le reste ne le sera pas avant la fin de l’été. Il nous a donc fallu trouver une solution temporaire. Nous avons regardé mobilhomes et grandes caravanes. Nous avons renoncé au mobilhome en raison de sa largeur et des difficultés de manoeuvre. Je pense qu’on aurait eu beaucoup de mal à le mettre en place dans la cour, là où nous pensions le mettre. Nous avons visité une grande caravane à double essieu 6,50m * de volume intérieur. Le vendeur est d’accord pour nous l’amener et la mettre en place. Demain il vient à la ferme pour s’assurer qu’il pourra la faire entrer et la mettre en place. Je sais qu’il faudra la pousser pour finir de la mettre à la bonne place, mais si les roues sont dans l’axe, ça ne devrait pas poser trop de soucis. Reste qu’il faut la rentrer dans la cour !! A suivre. La porte et l’oeil de boeuf Ca y est, on a enfin la porte et l’oeil de belle porte en chêne. L’oeil de boeuf pas de cheval, quant à lui, est en bois-alu. Et c’est la découpe de l’alu qui a pris beaucoup de temps. Le fabriquant des fenêtres a été obligé de faire faire cette découpe par une entreprise côté, on n’aura pas à monter sur une échelle pour traiter l’oeil de boeuf chaque année, mais de l’autre, c’est dommage que l’on n’ait pas choisi chêne comme la porte. Ca aurait fait une j’aurais choisi des verres translucides mais non transperents. Mais madame n’était pas d’accord. Comme on est dans la cour fermée, l’incidence est moindre. Enfin, quand on aime on cède.
22juin 2017 - Boucher un trou dans un mur : Si le trou est de petite taille, il suffit de le remplir avec un peu de dentifrice blanc et de laisser sécher.Pour un trou un. Pinterest. Today. Explore. When autocomplete results are available use up and down arrows to review and enter to select. Touch device users, explore by touch or with swipe gestures. Log in. Sign up. Explore. Home
Leragréage mural permet de redresser, rattraper la planéité des murs de 3 à 5 mm et de les préparer à recevoir la finition peinture ou RPE de votre choix. Après l'enduit de ragréage sec, et après un délai d'attente de quelques jours, il peut être recouvert d'une peinture ou d'un enduit de décoration de type RPE. Voir ce cours.
Bravopour cette rénovation. J'avais le meme soucis de trou en bas de mur à la maison, pour les enduits un peu épais comme ceci j'utilise une chaux / mélange béton pour le rebouchage. Il
Lematériel nécessaire pour reboucher un trou dans un mur. Si vous souhaitez reboucher un trou dans un mur, par exemple un trou laissé par des vis pour fixer un tableau ou des étagères, et que vous voulez que le travail soit bien fait et propre, vous aurez besoin d'un minimum de matériel, et de vous équiper :. D'un cutter ; D'une visseuse électrique (en mode visseuse-dévisseuse) ;
Reboucherun trou dans un mur est possible même sans enduit! Dans le cas d'un petit trou, vous pouvez appliquer un peu de dentifrice et le tour est joué! Le séchage de la pâte fera disparaître le trou. Attention cette astuce n'est valable que pour un mur blanc. Vous pouvez également opter pour du mastic, - un genre de pâte en plastique.
Réglementationde la mitoyenneté. La mitoyenneté fair l’objet de plusieurs articles qui sont inscrit dans le Code Civil : Pour un mur : articles 653 à 665. Pour tous les types de clôture : articles 666 à 670. Un mur ou une clôture considéré mitoyen ou mitoyenne l’est dans sa totalité, c’est à dire que chaque propriétaire
3Dans la domus en cours de fouille, la découverte d’un mur en terre massive du ii e siècle, dont le mode de construction était énigmatique, a été l’occasion de tester les clé s de d étermination é labor ées à l’échelle microscopique entre la bauge et le pisé. Les résultats de l’analyse montrent que les sédiments, à dominante limono-argileuse, présentent d’abondantes
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